DEBOUNDARE: le premier né d’Ibolele.

Ibolele, né  Herard Kyglenson est originaire de Saint-Marc mais vit désormais à Port-au-Prince. Pour prendre contact avec le grand public, il leur livre « DEBOUNDARE » un recueil où il raconte les problèmes d’Haïti. On y trouve aussi l’amour et la musique. Les amants de la poésie pourront découvrir cette œuvre le 3 juillet 2019 au numéro 3, Delmas 49, en face de Radio IBO.  

Journaliste, comédien, étudiant en droit et en psychologie, l’amateur en musique et enfin l’écrivain : Herard Kyglenson a opté pour Ibolele pour signer ses textes. « Un nom qui m’identifie dans le domaine artistique sans me détacher de celui  du Colon » a-t-il confié. Depuis l’âge de 12ans Ibolele nourrissait un rêve! Il se voyait tenter une carrière dans le monde de la musique et le cinéma. Une rencontre a pourtant tout changé!

Il a tout mis de côté! « Jai  fait la connaissance de 35 Zile qui m’a donné  un livre! Ça été le déclic ! Je me suis tout de suite adonné à la lecture» explique l’écrivain qui adécouvert le Hip Hop grâce à B’Prod et Juimes ce qui l’a poussé à explorer d’autres thèmes. Il écrit pour exposer à tous sa compréhension de la vie.

« DEBOUNDARE » illustre aux yeux du poète la situation du pays à cause des déboires de ses dirigeants. Les thèmes tels que la musique, l’amour et autres sont traités dans ce recueil. Ibolele a mis du temps pour arriver à ce tournant de sa carrière. Il nous livre un aveu étonnant « Après avoir lu Blengendeng, le recueil de Georges Castra, j’ai brulé tout ce que j’avais déjà écrit. Ca m’a pris environ une année pour rassembler les poèmes qui composent ce recueil !»

Ibolele s’est construit un monde de lecture autour de certains écrivains haïtiens tel que René Depestre et  Franck Etienne. Ses vers illustrent sa vision et son vécu. Sa poésie est singulière. Ces auteurs ont contribué à lui montrer la nécessité de se perfectionner chaque jour. « Je me trouve dans l’embarras du choix d’influence consciente, peut-être en écrivant, j’ai produit sous influence de manière inconscient » révèle-t-il.

Être un écrivain haïtien signifie beaucoup pour Ibolele. Il se retrouve dans ces auteurs, ces écrivains qui parlent de la culture dont ils font partie. Chacun a une histoire à raconter, c’est la culture qui fait la beauté de l’œuvre. Une des nombreuses  raisons qui poussent le jeune écrivain à aimer lire Gary Victor et Dany Laferrière. L’empiriste aime observer afin d’entrer dans l’imaginaire. Pour lui, « La lecture est l’une des choses les plus importantes dans la vie. Elle nous fait savoir qui nous sommes en apprenant du passé dans le présent afin de pouvoir explorer le futur». C’est ce en quoi croit l’écrivain.

Ibolele invite les lecteurs à venir nouer connaissance avec lui à travers « DEBOUNDARE » une façon pour lui de voyager avec eux.

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Christella FRANCOIS

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