La rhétorique du viol dans les quartiers contrôlés par des bandits


https://images.app.goo.gl/Rn8jpkUxPCwBs9QG7

La notion de rhétorique du viol se conçoit ici pour désigner de fait, les violences sexuelles. Elle établit des liens entre la violence, le viol, le harcèlement et les agressions dont subissent de jeunes filles ou de femmes en général par des bandits qui contrôlent les quartiers sensibles. Pour l’imposer, les bandits utilisent la force physique, la brutalité, voire la torture, les menaces de toutes sortes, la persuasion ou le chantage affectif pour les abuser sexuellement.

De plus en plus de bandits dans les quartiers populaires ont développé un comportement prédateur à l’encontre des jeunes filles. Comme tous les malades sexuels, ils ne savent pas comment borner leurs désirs, ils hyperxesualisent le corps des adolescentes et infantilisent celui des jeunes filles de leur quartier comme des produits de consommations courantes. Personne, pas même les parents, ne peuvent faire face à une avance démesurée d’un bandit pour satisfaire son désir sexuel. La chose la plus épouvantable pour les parents c’est quand il arrive souvent des cas qu’ils voient présenter devant leurs maisons des geôliers de chefs de bandes armées qui viennent chercher leurs filles sans le consentement de leurs progénitures pour satisfaire sexuellement leurs chefs.

Les programmes organisés dans ses quartiers par des bandes armées valorisent des scènes d’agressions qui sont monnaies courantes. Ce qui dérange l’esprit encore plus dans l’atmosphère des spectacles, ce sont les constats de l’intromission d’une bouteille ou des doigts des bandits dans les orifices du corps d’une ou plusieurs jeunes filles dans les différents coins de l’activité. La violence et l’exploitation sexuelle se répandent bien comme une caractéristique naturelle des rythmes musicaux consommés par les bandits. Ces tendances musicales consistent plutôt à salir les filles en les responsabilisant, en les discréditant et en les dénigrant par l’acte même qu’elles subissent physiquement et psychologiquement dans leur chair.

Les groupes de gangs armés qui contrôlent des quartiers sensibles ne laissent aucune chance aux jeunes filles. Leurs victimes sont souvent réduites à un statut de filles faciles après l’acte malgré leur non-consentement. La violence sexuelle qu’elles infligent aux jeunes filles de leurs quartiers entre parfois dans un processus de socialisation voire une sorte de rituel d’initiation dans leurs gangs ; une relation qui unit les agresseurs entre eux ; et, il n’est pas rare que certains des bandits impliqués y vivent leur première relation sexuelle.

La tendance à la pratique du viol dans les quartiers sensibles est liée à tous ceux et toutes celles qui se taisent, qui font semblant de ne pas voir, de ne pas croire les victimes dès le départ et même de remettre en question leurs témoignages. Ainsi, le contexte social où ces faits ont lieu et dans lequel prévalent des attitudes et des pratiques tendant à tolérer, excuser voire approuver le viol dans un processus global de domination, exacerbe le mal du viol et renfoce davantage le stigmate de la honte chez les victimes.

Cette tendance est en effet le reflet du corps social qui est particulièrement inactif, nonchalant à se mobiliser contre ce fléau. Il est grand temps d’exiger que les dirigeants cessent de traiter ce fléau à la petite pièce.

Peterson BLANC

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.