Les Golden State Warriors, rien d’autre qu’une minidynastie!

De son origine latine, dynastie signifie “dominance, puissance”.  En sport, est considérée comme telle, une equipe qui a dominé la ligue pendant une periode donnée. Il est clair qu’on ne peut pas parler de dominance sans parler de titre de champion. Les critères peuvent varier selon le sport considéré. Pour la NBA, en plus des titres de champion sur une periode donnée, on parle souvent du fameux “threepeat”, le back to back to back. En d’autres termes le triplé, est considéré comme la véritable preuve de l’établissement d’une dynastie.

La NBA a connu quelques dynasties fort impressionantes. Certaines se sont fait remarquer par leurs longues périodes de dominance comme celle des Bostons Celtics de Bill Russell. D’autres par leur manière inégalable de dominer. Dans cette liste nous pouvons citer les Lakers de Kobe et les Bulls de Jordan. Après que le Miami Heat de Lebron a failli de faire le “threepeat” en 2014, on cherchait désespérément une équipe qui saurait bien porter le titre. On sait tous que le titre de dynastie que certains attribuent aux Spurs n’est autre qu’honorifique. L’équipe de Popovich a été trop inconsistente en ce qui a trait à gagner des titres. Pas même un back to back, voire un threepeat.

La plus récente équipe à laquelle on voulait attribuer ce titre de dynastie est les Warriors de Golden State. Comme j’ai dit tantôt, certianes dynasties se sont fait remarquer par leur longue période de dominance, d’autres par leur maniere sensationnelle de gagner les titres. Sans threepeat, on ne peut pas parler de longue période de dominance. Oublions ce paramètre, ils sont dejá à côté de la plaque. Voyons maintenant la manière dont ils ont gagné les 3 titres et subi leurs 2 defaites sur cette periode de 5 ans.

Nous sommes en 2015, l’année de leur premier sacre. Ils sont venus à bout d’un Cleveland Cavaliers sans Kyrie Irving et Kevin Love. Lebron a dû affronter cette equipe de Warriors avec comme 2e scoreur Matthew Dellavedova. Malgré tout, ils ont pu venir à boût après 6 games grâce à Nick U’Ren qui a eu cette brillante idée de remplacer Bogut par Iguodala dans le 5 de départ. Ils sont sacré champion de NBA mais l’histoire retiendra qu’ils ont gagné face à une equipe qui a perdu son 2nd et 3e scoreur. Et d’aucune façon, ils n’auraient pu vaincre l’équipe de Cavaliers avec son Big-3 au complet. Vous n’en croyez pas? Voyons voir ce qui s’est passé en 2016.

En 2016, ils ont acquis plus d’experience et de maturité. Ils ont battu le record des Bulls en terminant la saison avec 73 victoires et 9 défaites. Ils sont revenu d’un deficit de 3-1 dans les WCF face aux OKC de Kevin Durant. Leur unique obstacle cette fois, c’est qu’ils ont dû faire face aux Cavaliers avec son Big-3 au complet. L’un des faits marquants de cette finale, est un Draymond Green pleurnichard qui a dû contacter Kevin Durant à moins d’une heure du buzzer final du Game 7. N’est ce pas pathétique pour une équipe considéree comme dynastie?

Pour la saison 2016-2017, Kevin Durant considéré comme le 2e meilleur joueur de la NBA a rejoint les Warriors. Ils ont maintenant le killer instinct qui leur manquait pour dominer la ligue pour de vrai. Ils ont réussi leur back to back champions et étaient en verge de realiser le premier 3 peat pour s’eriger en dynastie. Mais, ils n’ont pas su passer l’ultime test. Comme les Heat de Lebron en 2014, ils ont cédé face à Kawhi Leonard.

Ceci etant dit, on ne saurait attribuer le titre de dynastie à une équipe dont le premier titre est face à un adversaire à terre. Les deuxième et troisième titres sont dûs à un Kevin Durant qui leur sont venu en aide. Donc il n’y a pas eu de claire dominance en 2015 et 2016 par cette équipe dont le noyau est composé de Green, Klay et Curry. La véritable tentative de dynastie commencerait avec le trade de Kevin Durant en 2017. On a bel et bien vecu une minidynastie qui aurait bien pu accoucher tôt ou tard une dynsatie. Mais hélas, le tendon d’Achille du super héros a été atteint et on sait deja que les Splash Brothers et Green ne peuvent pas battre une équipe élite en NBA Finals à eux seuls. Comme ils l’ont si bien montré en 2016 et en 2019. Pour couronner le tout, leurs deux defaites sont aussi marqueés par un comeback de 3-1 des Cavaliers et la totale supériorité/dominance de l’equipe des Raptors.

Stevens JEAN FRANÇOIS

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