SANS OUI C’EST NON! UNE NÉCESSITÉ EN HAÏTI!

« Sans oui, c’est non! » C’est le nom d’un organisme mis sur pied par l’UQO (Université du Québec en Outaouais) en vue d’anticiper et bloquer les violences de nature sexuelle dans les milieux universitaires. Pour y parvenir, on organise des activités de sensibilisation et des formations pour les membres du personnel et des associations étudiantes des établissements d’enseignement supérieur québécois autour de la notion clé qu’est le  » consentement sexuel « .

Malgré de nombreux combats menés à travers le monde, la violence sexuelle ou violence à caractère sexuel reste encore un défi à relever.
Selon l’OMS, Organisation Mondiale de la Santé, la violence sexuelle se définit comme étant tout acte sexuel ainsi que toute tentative d’impliquer une personne dans des actes sexuels contre sa volonté peu importe l’état psychique et/ou physique dans lequel se trouve cette dernière. Et ils peuvent être commis par n’importe quelle personne indépendamment de sa relation avec la victime et ceci dans tout contexte.

C’est dans cette perspective de prévention et de défense que l’UQO se lance dans cette véritable campagne de mobilisation pour contrer ce phénomène. De ce fait, par le biais de son conseil d’administration il a adopté depuis le 3 décembre dernier une politique autour de la question en prenant le soin de la définir scrupuleusement point par point et d’article en article. Des définitions qui ne se démarquent presque pas de celle de l’OMS avec seulement plus d’élaboration sur beaucoup d’autres aspects cruciaux y compris l’aspect technologique du thème.

Toutefois l’Université ne compte pas s’arrêter là pour autant. Tenant compte des profondes répercussions à court et à long terme sur la santé physique et mentale d’une personne victime d’agression sexuelle et sans compter d’autres dommages collatéraux que généralement cela peut engendrer à savoir les risques élevés d’attraper des ISTs comme le VIH etc. Il y crée d’autres organismes communautaires de soutien, une ligne téléphonique sans frais et même des centres d’aide médicale et psychologique en guise de support aux abusées mais dispose surtout d’une bibliothèque en ligne qui offre une bibliographie de diverses ressources à ce sujet sur son site Web.

Chez nous en Haiti, hélas, la situation est de plus en plus alarmante, partout dans le pays, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des centres universitaires, la gente féminine continue à être la principale cible d’harcèlements et de violences sexuelles dont les plus récents cas furent ceux perpétrés entre le vendredi 17 mai 2019 vers 7h 30 pm sur deux étudiantes de l’UNIQ à la rue Mont-Joli tout près de leur école et le lundi 20 mai 2019 aux environs de 6h pm sur une autre étudiante dans les parages de l’université de Port-au-Prince. Et tout ça c’est passé dans l’espace de moins d’une semaine. De l’autre côté du précipice, il y a surtout également ces misérables quartiers populaires où il se passe toujours des scènes encore plus sombres que les autres dénouant sur les calvaires des jeunes filles et femmes rien que pour assouvir le fantasmes des bourreaux armés… Et le plus atroce de tout ça des fois même des fillettes ne sont pas épargnés.

Tout ça s’avère qu’aujourdhui ou jamais, La violence sexuelle  » ne doit plus d’abord considéré comme un sujet tabou au sein de la société haitienne dailleurs chaque jour les femmes en font les frais et ce, au prix même de leur vie. Et en général elles sont les plus touchées par ce fléau, bien que parfois les hommes peuvent aussi en être victimes. Elle ne doit aussi plus être l’affaire d’un quelconque ministère aux droits des femmes encore moins de quelques associations féminines etc, mais plutôt celle de tous les secteurs viables de la vie nationale et surtout de l’UEH l’Université d’État d’Haïti à l’instar de l’UQO qui fait de cette question une vraie préoccupation.

Source:

https://www.ulaval.ca/sans-oui-cest-non.html
Rapport de 2015, 2017, 2018 de l’OMS
Dr. Johnson Deshommes

Viola PIERRE

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