Mon fils est en train de mourir!

Étendue sur le sol, des larmes aux yeux, Fabiola supplie qu’on aide son fils malade. Cette mère haïtienne d’un enfant en bas âge tentait de s’évader d’un centre de détention pour exilé-e-s dans l’Etat de Chiapas au Mexique. Elle a été filmée par une journaliste d’AJ+ français et sa vidéo a touché beaucoup de gens sur la toile.

« Justice, s’il vous plait. Justice! Mon fils est malade! Au secours! Au secours ! » crie en espagnol Fabiola. Elle s’époumone à réclamer de l’aide pour son enfant qui souffre. « Mon fils est malade depuis des jours. J’ai beaucoup souffert. Ils nous donnent peu de nourriture. Chaque jour, il n’y a pas d’eau potable. Aidez-moi, aidez-moi avec mon fils. Il est malade ! » poursuit  la maman haïtienne exilée, couchée de tout son long par terre,  la voix enrouée et les yeux baignés de larmes. Cette émouvante scène se déroule loin de sa terre natale. Elle a été filmée à Tapachula, une ville et une municipalité situées à l’extrême sud-est de l’Etat de Chiapas au Mexique.

AJ+ français a frappé fort! Ce média qui a « vu le jour sur les réseaux sociaux avec l’ambition de les utiliser pour traiter des sujets qui […] touchent » a publié cette vidéo prise par une de ses journalistes, en quelques heures elle a été visionnée plus de trente-neuf mille fois.  Une minute vingt trois secondes ont suffi pour montrer au monde la situation de ces exilé-e-s dans les centres de détention au Mexique.

Beaucoup espéraient passer la frontière et entrer aux Etats-Unis d’Amérique, les pressions américaines ont causé une modification de la politique mexicaine et depuis, ils se retrouvent dans des centres. Ils fuyaient la faim, la misère et les conflits politiques, ils se sont retrouvés entassés dans des espaces où ils contractent des maladies et font face au manque de nourriture, l’absence de soins médicaux et la surpopulation.  

Après dix jours passés au centre, Fabiola n’en peut plus! Son fils est tombé malade à cause, selon elle, des piqûres d’insectes et sa souffrance ne l’a pas laissé insensible. Elle a dévoilé son visage, sa misère, son désespoir au monde et a appelé à l’aide. Comme beaucoup de mères haïtiennes, elle se bat pour sauver son enfant. Elle a tenté de s’évader du centre. Son entreprise n’a pas été couronnée de succès. Elle a laissé son pays à la recherche d’un demain meilleur pour elle et sa progéniture en bas âge. Le Mexique s’était engagé à offrir aux migrants la protection sociale et la protection en matière des droits de l’homme. Ce n’est toujours pas la réalité de cette mère et de sa progéniture qui a pourtant droit à un système de protection spéciale conférée par la Convention Internationale des Droits de l’Enfants (CIDE).

Ces derniers jours, des migrants haïtiens font couler de l’encre. Quand ils n’arrivent pas à obtenir un visa de sortie, ils tentent leur chance sur des embarcations de fortune. Quand ils ne périssent pas en mer, ils se retrouvent souvent dans des centres de détention. La mauvaise gouvernance, la dilapidation des deniers publics et de l’aide internationale n’ont pas concouru à l’amélioration de la situation du peuple haïtien. Résultat, des citoyens de  laisser le pays, s’évadent dans leur tête ou se battent pour faire évoluer les choses.

Lien pour visionner la vidéo :


Stevens JEAN FRANÇOIS  

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