La quatrième édition du festival Cinecolo-Haïti un succès, malgré tout…

Pour la quatrième fois, Haïti a été le théâtre du festival international du film de l’environnement. Malgré l’annulation forcée de plusieurs activités à cause du contexte sociopolitique difficile, la série de représentations portant sur l’environnement a été fort apprécié par le grand public. Une dizaine de villes à travers le pays, particulièrement les Alliances Françaises, ont  accueilli les différentes activités prévues.

Prévu initialement au mois de février, la quatrième sortie du festival Cinecolo-Haïti a été réalisée du 1er au 8 juin 2019 en l’occasion de la journée mondiale de l’environnement. Tout un beau monde a concouru à la concrétisation de ce grand événement. Docteur Jean Vilmont Hilaire ancien Ministre de l’Environnement, en qualité de président d’honneur; Joëlle Taïlamé de la Martinique à titre de marraine et invitée d’honneur ; le photographe-nature René Durocher ; Jane Wyne la militante écolo et manager de Wynn Farm et le réalisateur Fréro Pierre ont, par leur présence, contribué au rehaussement de l’éclat de cet événement à nul autre pareil.

Ce dernier a été possible grâce à des partenaires comme le  Ministère de l’Environnement, le Ministère du Tourisme, l’ONU-Environnement, l’Ambassade de France en Haïti, la DEAL (Direction de l’environnement, de l’aménagement et du logement) de la Guadeloupe, l’Institut français en Haïti, les Alliances françaises, la FOKAL (Fondasyon Konesans ak Libète), Saniclean et des associations environnementales du pays. Autour du thème, « Un projet de territoire pour des cadres de vie durables » dix villes du pays ont été touchées. Toutefois, les grandes activités se sont déroulées dans la région métropolitaine.

« Le festival Cinecolo-Haïti, un festival de film sur l’environnement, a été réalisé dans l’objectif de sensibiliser la population haïtienne, les jeunes en particulier, sur les problèmes environnementaux, la crise écologique que nous connaissons actuellement et aussi offrir une alternative à la société » précise Messerne Sagesse, lauréat du concours TOYP 2017 et membre du comité organisateur. Pour atteindre ce but, après chaque projection des échanges sont organisées avec le public pour permettre leur sensibilisation sur la question environnementale. Des conférences-débats, des ateliers avec des jeunes écoliers et des randonnées sont organisées pour permettre la découverte du patrimoine naturel du pays.

Le festival, avec plus d’une vingtaine de films projetés, a voulu inviter le public à se projeter sur le long terme. « L’accent a été mis sur nos rapports avec la biodiversité dans un projet de territoire. Nous avons saisi l’occasion pour lancer un message à chaque citoyenne et citoyen. Nous avons voulu attirer leur attention sur la nécessité d’agir comme écocitoyenne et écocitoyen pour arriver à protéger les autres espèces qui existent dans la nature. En agissant de la sorte, nous assurons notre survie comme maillon de l’écosystème» indique Messerne.

 

Les turbulences politiques qui ont causé le report du festival en février et des pertes énormes que ce soit en termes d’argent ou de ressources humaines ont eu des effets néfastes sur la réalisation des activités. Trois rendez-vous ont été annulés à cause des mouvements de protestation populaire de début juin. Malgré tout le lancement à l’hotel Le Plaza, une grande sortie à Wyne Farm, une grande activité à Vivy Mitchel, une soirée sur le rapport entre le vodou et l’environnement au Lakou Kanga Twa Zile et d’autres activités font la fierté du Comité organisateur. Plus d’une centaine de personnes y ont pris part. Satisfaits, les organisateurs pensent déjà à la cinquième édition.

Stevens JEAN FRANÇOIS

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