Maladies chroniques: un fléau qui n’épargne personne

Communément appelées Maladies Non Transmissibles (MNT), les maladies chroniques évoluent lentement. Véritable tueurs silencieux, elles sont responsables en 2008 d’environ 65% de décès selon l’OMS et donc considérées comme la première cause de mortalité dans le monde, si l’on considère: les cardiopathies, les accidents vasculaires cérébraux, le cancer, les affections respiratoires chroniques, le diabète pour ne citer que ceux-là. En Haïti, l’incidence des MNT sur les 10 dernières années ne cesse d’augmenter et représente aujourd’hui un problème majeur de santé publique eu égard d’une couverture insuffisante de l’assurance-maladie.

Les maladies non transmissibles (MNT) tuent chaque année 41 millions de personnes, ce qui représente 71% des décès dans le monde selon les principaux faits publiés sur le site officiel                 de        l’OMS en            juin      2018.
Chaque année, 15 millions de personnes, âgées entre 30 à 69 ans, meurent d’une maladie non transmissible; plus de 85% de ces décès «prématurés» surviennent dans les pays à faible revenu ou intermédiaire. Toujours selon l’OMS,
Les maladies cardiovasculaires sont responsables du plus grand nombre des décès soit, 17,9 millions par an, suivies des différents cancers 9 millions, ensuite viennent les maladies respiratoires et le diabète.

L’espérance de vie des populations ne cesse de chuter avec ces 4 groupes de tueurs silencieux.

Le tabagisme, la sédentarité, l’usage nocif de l’alcool et la mauvaise alimentation résultent d’une association de facteurs génétiques, physiologiques, environnementaux et comportementaux et tout ceci augmente le risque, surtout dans les pays comme Haïti, de succomber d’une MNT.

Nul n’est à l’abri du danger

Les enfants, les adultes et les personnes âgées sont tous vulnérables aux facteurs de risque, qu’il s’agisse de la mauvaise alimentation, de la sédentarité, de l’exposition à la fumée du tabac ou des effets de l’usage nocif de l’alcool.

En Haïti, ces maladies considérées depuis plus de 15 ans comme des maladies émergentes, sont boostées par un ensemble de faits accablant tels la transition démographique et la mondialisation des modes de vies défavorables à la santé. La mauvaise alimentation selon l’Organisation Mondiale de la Santé, et la sédentarité peuvent se traduire par une augmentation de la tension artérielle, de la glycémie, de la lipidémie et l’obésité. On parle alors de facteurs de risque métaboliques pouvant entraîner des maladies cardiovasculaires, cause principale de décès prématurés.

Cependant, pour les pays à faibles revenus comme Haïti, les facteurs de risque comportementaux            peuvent          être     modifiés:
le tabagisme, la sédentarité, la mauvaise alimentation et l’usage nocif de l’alcool sont tous des comportements qui augmentent le risque de maladies non transmissibles, mais sont modifiables par la mise en place d’une politique axée sur la Participation Communautaire dans la recherche de comportement sain.

On impute au tabac plus de 7,2 millions de décès par an y compris les fumeurs passifs et, selon les projections, ce chiffre devrait sensiblement augmenter dans les prochaines années.

Environ 4,1 millions de décès par an sont dus à une consommation excessive de sel/sodium. Plus de la moitié des 3,3 millions de décès par an attribués à l’alcool sont dus aux Maladies Non Transmissibles, parmi lesquelles le cancer. 1,6 million de décès par an est attribué à une activité physique insuffisante.

Alors que l’OMS fixe ses Objectifs de Développement Durable et projette d’atteindre des résultats à l’horizon de 2030, le représentant de l’instance mondiale de la Santé dans la Cité à savoir l’Organisation Panaméricaine de Santé (OPS/OMS) ne semble pas en adéquation avec les directives fixées. Cependant, malgré les millions alloués dans l’amélioration des conditions de vie de la nation, les soins liés aux maladies Chroniques, continuent d’appauvrir la population.

Seide Putnam LOUIS-JEAN, Licencié en Santé CommunautaireE-mail: putnamforever@yahoo.frTel.: (+509) 31 63 3536/ 43 22 8452Direction d’Organisation Des Services De Santé (DOSS)/ MSPP

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