INCENDIE DE L’AMAZONIE: AURONS-NOUS RETENU LA LEÇON?

Crédit Photo : amazonteam.com

Le caractère sérieux d’une société réside dans l’importance qu’elle accorde à l’environnement ; car dit-on protéger l’environnement, c’est préserver la survie et l’avenir de l’humanité. En plus des tendances naturelles exacerbées sur l’importance de l’environnement, on a pu constater que plus la domination de l’homme sur son environnement  est grande, plus augmente l’excès de son savoir-faire. Face à de telles pratiques, des expressions telles que: l’érosion, l’extinction des espèces, la pollution atmosphérique, le réchauffement de la planète, la déforestation pour ne citer que ceux-là sont devenues des antiennes qui attristent nos jours.

L’une des premières évidences qui frappe les esprits depuis le début du mois de juillet est l’incendie qui fait ravage dans la forêt Amazonienne ; la plus grande forêt tropical du monde. Vous l’avez peut-être coché comme bonne réponse à un Quizz ou l’avez-vous une fois survolté dans le cadre de la préparation d’un concours de connaissances générales mais que pourriez-vous dire de plus sur cette forêt qui capte 10% du CO2 et qui part en feu? Si cette incendie est en partie attribuée à la sécheresse qui touche le Brésil, la principale raison reste et demeure la déforestation. Vous avez sûrement pris connaissance des images de la ville de Sao Paulo plongé dans le noir en plein après-midi et le parallèle des interventions rapides face à l’incendie de la Cathédrale de Paris et celle de la forêt de l’Amazonie ont été partagés par et pour vos amis sur les réseaux sociaux. Le choc est brutal  et nécessite de grandes actions.

Face à cette situation qui résulte en majeure partie aux conséquences de l’action de l’homme sur la nature, il y a lieu de poser certaines questions. Est-il préjudiciable de repenser le rapport entre l’homme et son environnement? Peut-on promouvoir l’environnement au rang de sujet de considération mondiale ?

L’Amazonie au cœur du rapport de l’homme, son environnement et la biodiversité

Historiquement, l’environnement a toujours été considérée par l’homme comme un bien éternel et inépuisable qu’il peut exploiter, louer, faire sien. Tout d’abord nos ancêtres, les indiens surent la respecter et l’aimer. Au sein d’un riche environnement, les poètes de la littérature haïtienne tels qu’Ignace Nau, Etzer vilaire associent leur expériences sentimentales à l’environnement. Aujourd’hui, ce qui résultait depuis fort longtemps des réflexions des naturalistes et des écologistes à savoir : « L’homme pille la nature mais la nature finit toujours par se venger » éclate. L’Amazonie, surnommé le poumon de la planète est en feu depuis un mois. Cette forêt de superficie 5.5 millions de km2 est un véritable sanctuaire de biodiversité. Elle a en son sein une forte complexité entre les espèces végétales, animales et bactériennes. Elle recouvre une grande partie du territoire nord-ouest du Brésil, s’étend jusqu’en Colombie au Pérou et sur d’autres pays du Sud. Et pourtant de ce bijou de la nature, le Brésil est jusqu’ici bon élève pour la déforestation de la forêt Amazonienne. On estime que le déboisement des 7 989 km2 de forêt tropical a libéré en un an l’équivalent de 586 millions de tonnes de carbone dans l’atmosphère soit l’équivalent des émissions de toutes les voitures du Brésil pendant 8 ans.

La déforestation de la forêt Amazonienne est attribuée comme une ressource à exploiter pour des bois de valeur, des remèdes médicinaux. De cette déforestation qui bat son plein, certains animaux sont en voie d’extinction.

L’Amazonie au rang de sujet de considération mondiale

Faire de l’environnement une valeur à protéger, c’est lui reconnaître une place au sein d’une hiérarchie. En ce moment, l’environnement s’efforce de nous montrer une plaie béante. La dégradation de l’environnement par la forêt de l’Amazonie est palpable, elle nous grimace et interpelle notre conscience unanime. Il a été prouvé pour plus d’un qu’au sommet de nos divergences d’opinions, dès qu’il est question de défendre une cause, notre bouée de sauvetage a toujours été l’union. Il s’agit donc de voir s’il existe une réelle volonté de protéger l’environnement chez les acteurs tout en tenant compte des différents conventions et accords adhérés, signés et ratifiés. Où est passé l’accord de Paris qui lutte contre les changements climatiques dont le Brésil est signataire depuis le 12 septembre 2016 ? Alors que les flammes ravagent l’Amazonie, le gouvernement brésilien est pointé du doigt. Cette catastrophe écologique sera au menu des discussions lors du sommet du G7 à Biarritz en France ; mais selon un article  « Sommet de Biarritz : Le G7  représente un peu le monde d’hier » publié en date du 20 août 2019, dans le magazine LExpress, il faut rappeler que le G7 n’a derrière lui aucune structure administrative, ni aucun budget pour mettre en œuvre les propositions faites par les chefs d’état et de gouvernement.

Nous nous dirigeons tout droit vers une catastrophe écologique sans nom. Nous n’avons la prétention d’innover dans les réflexions produites sur l’environnement mais l’établissement d’une protection juridique internationale de l’environnement semble encore branlante. Et l’Amazonie en est une preuve tangible. Si cette catastrophe écologique est connu et identifié, j’ai un mot pour mes chers compatriotes, ne vous contentez pas de partager le désastre auquel fait face l’Amazonie, soyez de préférence des sensibilisateurs, des ambassadeurs des parcs naturels, la biodiversité haïtienne doit être protégée.

Stepherly Murielle PAILLANT

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