LA DÉCLARATION UNIVERSELLE DES DROITS DE L’HOMME: SES APPORTS!

Crédit Photo : http://www.un.org

Les droits de l’homme avant 1948

Les droits humains tels que définis actuellement n’ont pas toujours existé. La civilisation humaine d’autrefois primait l’inégalité sociale, religieuse au détriment d’une majorité. Or, certains privilèges étaient accordés à une minorité en raison de leur famille, de leur race, de leur ethnie, ou leur nationalité. De la période où la réduction des personnes a un état de privation de toutes libertés, à la grande guerre, l’être humain en général ne bénéficiait pas de protection légale, l’inégalité entre les races humaines s’accoutumait.

La notion « droits humains », est conceptualisée au XVIII eme siècle, tirant fait de la première déclaration des droits de l’homme, qui est en fait la Déclaration d’Independence Américaine, promulguée dans l’Etat de Virginie en 1776. Cette Déclaration sera par la suite prolongée en 1789 dans la Déclaration Française des Droits de l’Homme et du Citoyen. Les premiers textes relatifs aux droits des travailleurs n’ont surgi qu’au XIX eme siècles, en raison des excès de la révolution industrielle, et les deux guerres mondiales ont pour leur part, influencé la mondialisation des droits humains. Pour Douglas Griffin, Avocat américain, « Cette internationalisation est l’un des principaux héritages légués par le XXème siècle. » Elle consacre la reconnaissance de l’individu en tant que tel et instaure-la nécessité d’une défense internationale par la coopération des Etats.

D.U.D.H en son ensemble

Les droits humains encore appelés droits de l’homme, favorisent l’universalité ainsi que l’égalité de la personne. Tout être humain, indépendamment de sa condition sociale est titulaire des prérogatives qui lui sont inhérentes, inaliénables et sacrées. Les droits humains sont donc incompatibles aux régimes fondés sur la supériorité d’une classe, d’une race, d’un groupe, d’un peuple par rapport aux autres. La Déclaration Universelle des Droits de l’Homme est le fruit de la création des Nations Unies, aux fins de répondre à la volonté de ladite institution, qui elle, est garante des droits fondamentaux de l’homme.

Adoptée par l’Assemblée Générale des Nations Unies par la résolution 217 A, le 10 Décembre 1948 à Paris, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme inspire la promotion globale de l’exercice des droits de l’homme. Selon René Cassin, Juriste français « elle garantit des droits affirmés qui ne concernent pas des citoyens ou des ressortissants d’Etats, mais plutôt des individus appartenant à une même fratrie ».

Regroupant 30 articles précis, la Déclaration n’a pas de caractère contraignant, cependant elle invite les Etats signataires à s’efforcer de le reconnaitre et de l’appliquer de manière universelle et effective, les principes fondamentaux qui en découlent. Le Pacte International des Droits Economiques, Sociaux et Culturels et le Pacte International des Droits Civils et Politiques vont par la suite donner un caractère obligatoire à ces droits prescrits par l’ensemble de la Déclaration de 1948.

La Déclaration touche toutes les facettes du quotidien de l’être humain en soi, du droit à la vie jusqu’à sa pleine évolution dans la communauté à laquelle il appartient. Dès le début, les rédacteurs ont tenu compte de la proximité du couple homme et citoyen, en ce sens que l’humain n’est pas considéré tel une simple créature, mais comme un être jouissant des prérogatives qui lui sont naturelles.  « Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. » En conséquence, dès le départ, la légalité entre les hommes est reconnue, aucune distinction n’est faite afin de favoriser une quelconque supériorité entre ces derniers. Même étant d’origine, de race, de classe différentes, ils ont pour devoir d’agir dans un esprit de fraternité les uns envers les autres. Etant tous égaux, ils jouissent pareillement du droit à la vie, à la liberté, à la sureté. Prônant la non distinction de race, de couleur, de sexe, de langue, de fortune, la servitude et l’esclavage sont interdits sous toutes formes, de même que la soumission aux traitements cruels, dégradants et inhumains.

Avec l’évolution migratoire, le droit à la reconnaissance juridique en tous lieux est reconnu à chacun, tous sont donc équivalents devant la Loi et ont droit à une égale protection devant celle-ci sans discrimination aucune. Toute personne a droit, en pleine égalité, à ce que sa cause soit entendue par un tribunal équitable, indépendant, impartial qui décidera de ses droits et de ses obligations. En matière pénale, une protection est reconnue envers le présumé coupable, il ne peut donc pas être arrêté, ou être détenu illégalement. Tout citoyen bénéficie du droit à la protection de sa vie privée, il jouit également du droit de choisir sa résidence à l’intérieur d’un Etat, d’y circuler librement et de le quitter. En cas de persécution, il a autant le droit de chercher asile en d’autres pays. Jouissant de la qualité d’un citoyen à part entière, tout individu a droit à une nationalité, qui ne peut lui être privée de manière arbitraire. La présente Déclaration tient compte de l’importance de la famille, en tant qu’élément naturel et fondamental de la société, qui assure la continuité et la survie de la race humaine pour les temps à venir. Elle reconnait à toute personne, sans aucune restriction, à partir de l’âge nubile, le droit de se marier et de fonder une famille, ce droit égalitaire lui est également reconnu pendant le mariage et lors de sa dissolution. Le droit à la propriété personnelle ou en collectivité est reconnu similairement à toute espèce humaine, et ne peut lui être arbitrairement privé. Elle bénéficie également du droit à la liberté d’expression, d’opinion et d’association pacifique. Etant lié de manière juridique à un Etat quelconque par le biais de la nationalité, chaque citoyen détient le droit d’accéder aux fonctions publiques de son pays, de prendre part directement ou indirectement à la direction des affaires publiques.

La sécurité sociale ayant été fondée pour l’obtention de la satisfaction des droits socio-économiques et culturels, indispensables à la dignité et au développement personnelle de l’individu, octroie à chaque citoyen un droit y relatif. Pour le plein épanouissement économique et le maintien d’un niveau de subsistance de chacun, chaque citoyen sans distinction, a droit au travail, au libre choix de son travail et des conditions équitables et satisfaisantes de travail. Dans l’optique d’échapper à la routine du quotidien, tout individu a droit au repos, aux loisirs et un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille.

La maternité et l’enfance ont droit à une assistance spéciale, ainsi, qu’importe le régime selon lequel est né l’enfant, il jouit de la même protection sociale. Aux fins de renforcer le respect des droits de l’homme et les libertés fondamentales, le droit à l’éducation est attribué à toute personne. Car l’accès à ce droit favorise la compréhension, la tolérance, l’amitié entre toutes les nations. Entre autre, il revient aux parents de choisir le genre d’éducation qu’ils veulent inculquer à leurs enfants. Tout individu a donc le droit de prendre part aux activités culturelles de la communauté et de participer aux progrès scientifiques ainsi qu’aux objectifs qui en résultent.

En outre des nombreux droits que prévoit ladite Déclaration pour le plein épanouissement de l’individu en tant qu’être humain et citoyen du monde, des devoirs y sont également énumérés. Ainsi, dans l’exercice de ses droits et la jouissance de ses libertés, chaque individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle il évolue, il n’est soumis qu’aux restrictions établies par la Loi en vue d’assurer la reconnaissance et le respect de la liberté et des droits d’autrui.

In fine, la Déclaration de 1948 permet de considérer l’être humain à sa vraie valeur. Elle attribue à cet être si fragile des droits, qui au début de la civilisation humaine ne lui était pas accordé, en raison de l’inégalité des races humaines qui primait. Il a donc fallu attendre les dégâts de la grande guerre pour pouvoir considérer le dyptique juridique permettant de prôner le maintien de la paix et la coopération entre les nations. Ces apports ont donc un aspect positif sur la cohabitation des citoyens du monde, en ce sens qu’ils permettent la liberté et le respect des droits de chacun, qu’importe la diversité de leurs différences.

Saphir Paulémon/ Juriste      

Email : saphirpaulemon@outlook.com

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