10 ans après le séisme, RAJAVEH interpelle la conscience des habitants de Solino

Vue d’une partie de l’assistance
Crédit Photo: Widelie C. O

Le Rapprochement des Jeunes pour l’Avancement de l’Éducation Haïtienne (RAJAVEH) commémore les dix ans du séisme dévastateur du 12 Janvier 2010 à travers des activités culturels  à Solino. Conscients par rapport au mal-être de la population 10 ans après le tremblement de terre, les responsables de RAJAVEH interpellent les habitants de Solino afin d’adopter un comportement responsable.

Créé en 2012 par des jeunes de Solino et de Delmas 24, le Rapprochement des Jeunes pour l’Avancement de l’Éducation Haïtienne (RAJAVEH) s’investit dans le social à travers des séances d’éducation pour diverses catégories de personnes. Cette année, les responsables de cette association de jeunes ont organisé une activité culturelle afin de conscientiser les habitants de Solino sur la situation du pays 10 ans après le séisme. 

Les différentes activités ont été réalisées sous le thème : « 12 Janvye 2010-12 Janvye 2020, Aprè 10 Lane, kisa ki chanje? » Meatherlinck J. ST-JUSTE, le coordonnateur général de cette organisation explique le choix de ce thème. « On a fait ce choix par rapport au niveau de mal-être où nous sommes plongés depuis environ 10 ans malgré les différents fonds alloués  à des projets de reconstruction. On a décidé de poser cette question pour aider les participants-es à faire un retour sur soi afin d’évaluer l’irresponsabilité de l’État, leurs relations par rapport aux disparus-es et leurs mentalités par rapport aux tremblements de terre », détaille M. ST-Juste. Cette activité organisée en pleine rue près du Parc Celtic de Solino  a rassemblé près de 50 personnes incluant des adultes, des jeunes et des enfants. 

Projection de documentaire, vue d’une partie de l’assistance
Crédit Photo: Widelie C. O

Cette activité commémorative a été organisée autour d’une séance de témoignages de  différents-es survivants-es, des expositions de photos et une séance de projection de certains documentaires sur le séisme.  « Kot kòb CIRH la?; ki preparasyon ki fèt pou  evite plis moun viktim lè gen katastwòf natirèl nan peyi a?;  10 Lane aprè, nou toujou ap viv anba dekonb; Lavi pa vle di anyen pou nou, nou toujou ap viv anba kay kraze; Sispann fè 7 jou jèn pou Katastwòf Natirèl, fòme epi sansibilize », sont, entre autres, les différents messages affichés à côté des images exposées. 

Exposition de photos et de messages
Crédit Photo: Widelie C. O

Outre des séances de témoignages, divers-es artistes comme Mariusca Alphonse, Peterson Delva (Black Dave), BOSAL, Charmant Fanel (Tas Kafe) ont performé à travers des textes de slam, du théâtre et de la musique. Certains-es artistes d’Evazyon Mizik tels que D-Fi Powèt Revòlte, Tafa-Mi Soleil et Lord  IMP ont été présents pour donner leurs supports aux différents membres de RAJAVEH. 

Dans un message adressé aux participants-es, le coordonnateur général de RAJAVEH critique la passivité de l’État qui  occasionne la bidonvilisation de certaines zones dans la Capitale comme Canaan, ce qui augmente le niveau d’insécurité depuis tantôt des années. Il poursuit pour encourager les participants à se questionner sur leurs situations de vie 10 ans après le séisme et d’encourager les autorités étatiques à prendre leurs responsabilités.

Widelie Carlvanie OLIBRICE

widelie122@gmail.com

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