Attention : Whatsapp n’est pas si confidentiel qu’on le croit !

Vous n’avez prêté votre portable à personne, il ne s’est pas égaré non plus. Pourtant il arrive que vos conversations privées sur Whatsapp se défilent sur le Net. Masquage ou piratage? La rédaction vous en dit plus !

On a pu recenser à la fin du mois dernier plus de 500 000 conversations privées Whatsapp indexées par certains moteurs de recherche comme Google, Bing ou encore Yahoo, pour ne citer qu’eux seulement. Ce qui explique qu’une simple navigation ou quelques clics sur desdits logiciels peuvent vous donner accès à des centaines de milliers de liens conduisant vers des groupes de discussions privées ainsi que des numéros de téléphone de millions d’utilisateurs Whatsapp.

Comment est-ce possible?

L’ignorance est probablement le plus grand ennemi des humains. Il s’avère que tout le problème réside dans la façon de faire des utilisateurs plus précisément, les créateurs ou (administrateurs de groupes de discussion Whatsapp). Lorsque ces derniers invitent d’autres personnes à les rejoindre via des liens, puis ces mêmes liens sont, sans avoir connaissance des conséquences, souvent partagés ou publiés sur d’autres plateformes internet qui sont généralement abrités par des moteurs de recherche. Ces adresses URL devenant alors publiques, rendent automatiquement publics vos conversations et numéros de contact. C’est le cas de Numerama qui a récemment permis d’accéder aux numéros de téléphone de plusieurs personnalités politiques françaises.

À qui attribuer la paternité de ce forfait ?

Pas aux protagonistes en tout cas. Dailleurs à en croire les déclarations d’un porte-parole de la messagerie instantanée, les liens d’invitation à des groupes de discussion sont en fait les principales causes de ce forfait. Et du côté de Google, son chargé de communication renchérit sur le fait que ces adresses localisatrices de pages Internet (URL) sont à la fois publiés sur d’autres sites Web référencés par différents moteurs de recherche dont Google et du coup, peuvent devenir public. Les deux équipes se montrent exempts donc de toute responsabilité. C’est pour cette raison que Whatsapp exhorte les administrateurs et participants à garder privé les liens de ces forums de discussion c’est-à-dire éviter de les promouvoir sur des sites internet accessibles au public.

En fin de compte, quoi penser ?

Ce n’est pas la première fois que la propriété de Facebook fait l’objet de ces genres d’allégations. En 2016, la Commission nationale de l’informatique et des libertés (CNIL) l’avait mis en demeure de cesser de partager avec Facebook les données de ses utilisateurs européens, ce qui fut finalement exécutée en novembre 2016. Deux mois plus tard, le quotidien britannique « The Guardian » dans un article l’accusa à son tour d’avoir sciemment laissé une vulnérabilité dans son système informatique permettant l’accès au déchiffrement des messages de ses utilisateurs. Des accusations qui ont été normalement démenties par l’intéressée.
Mais n’empêche que les règles de confidentialité sur l’Internet laissent encore à désirer.

Sources : Le Monde et Geeko

Viola PIERRE

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