Accusé d’agression sexuelle, Dadou jouit de son droit sacré !

Dans un article paru cette semaine dans les colonnes du journal Britannique « The Guardian » le président de la Fédération haïtienne de Football (FHF), est accusé d’abus sexuel sur les joueuses, des mineures. Cette accusation a provoqué la colère des organisations féminines. Rejetant d’un revers de main cette accusation, le Dr Yves Jean-Bart annonce qu’il va porter plainte.

Credit Photo: http://www.rezonodwes.com

La nouvelle est tombée comme un couperet. Le président de la Fédération haïtienne de Football, le Dr Yves Jean-Bart a fait l’objet d’une accusation d’agression sexuelle sur les joueuses selon un article du très respecté journal Britannique « The Guadian », une douche froide dans le dos du Docteur Jean-Bart. Vu l’ampleur de ce dossier, le Dr Yves Jean-Bart ne peut en aucun cas reposer à l’ombre de ses lauriers. D’autant que, des organisations féminines exigent sa démission et l’ouverture d’une enquête sérieuse pour éclaircir les zones d’ombres.

Le président de la FHF, de son côté n’a pas mis du temps à réagir. Le numéro un de la Fédération haïtienne de football contre-attaque. Dans un communiqué publié, le 30 avril dernier et qui porte sa signature, Dadou Jean-Bart explique, condamne et critique. « Les détracteurs de Monsieur Yves Jean-Bart, appelé Dadou, Président de la Fédération Haïtienne de Football (FHF), après avoir vainement tenté de le renverser pendant 20 ans avec des accusations de corruption, reviennent à la charge, cette fois-ci en s’adjoignant des collaborateurs étrangers, avec un dossier d’abus sexuel sur des mineures » lit-on dans ce communiqué de presse , soulignant par ailleurs que le Journal « The Guardian » a failli à son devoir d’équilibre pour avoir tronqué dans son article les réponses de Monsieur Yves Jean-Bart à la suite de son questionnaire autour de ce soi-disant dossier, et, pour n’avoir pas pris le recul indispensable à toute œuvre d’objectivité. Donc, pour rétablir la vérité, il sera exigé de ‘‘The Guardian’’ de publier ce communiqué dans l’une de ses prochaines éditions.

Des interrogations

 Le président de FHF questionne. Qui sont les victimes ? N’ont-elles pas une identité et un visage ? Pourquoi aucune plainte n’a été déposée par devant la justice haïtienne ? Pourquoi les auteurs de l’article publié dans « The Guardian «  n’ont-ils pas saisi la FIFA ou la CONCACAF avec des éléments qu’ils prétendent à leur disposition ? Pourquoi ce dossier n’a jamais été ébruité dans la presse haïtienne ? Pourquoi aucune alerte n’a été donnée aux organisations des droits humains, notamment les organisations de femmes ? Pourquoi c’est un journal anglais, se trouvant en Europe, qui en parle pour la première fois ? 

Dadou exige une enquête

Réfutant de toutes ses forces cette énième accusation portant, cette fois, sur les abus sexuel, le Dr Dadou Jean-Bart demande à la justice haïtienne de diligenter une enquête. Car, dit-il, cet affront vise au demeurant, la réputation du football national et risque de compromettre l’avenir de centaines de jeunes issus de milieu populeux.  De plus, le Dr Dadou Jean-Bart demande à la Fédération internationale de Football association (FIFA)  et  la confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique Centrale et des Caraïbes (CONCACAF) de saisi ce dossier à travers ses instances compétentes. Parallèlement, les avocats de la FHF tant haïtiens qu’étranger, sont déjà à pied d’œuvre à l’effet d’introduire une action en justice, au moment opportun, comme les pourfendeurs. 

Des organisations féminines sont à l’affût

Des organisations féministes s’indigent et veulent aller jusqu’au bout. L’organisation Kri Fanm Ayiti (KRIFA) condamne dans un communiqué la conduite du président FHF. « Une agression sexuelle étant un acte de nature criminelle et punit par la législation haïtienne, KRIFA demande aux autorités notamment au  Commissaire du Gouvernement de diligenter une enquête et de mettre l’action publique en mouvement afin que la lumière soit faite sur ce dossier » a déclaré, la coordonnatrice générale de KRIFA, Guerlyne Residor.

Par ailleurs, KRIFA demande aux autorités judiciaires de prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger les filles afin d’éviter toute forme d’intimidation et d’étendre l’enquête aux potentiels complices et co-auteurs des actes dénoncés par le journal.

Jodel ALCIDOR

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