Idir tire sa révérence !

Le chanteur Idir, de son vrai nom Hamid Cheriet 70ans  légende de la chanson kabyle à travers le monde, est succombé samedi 2 mai 2020, à l’hôpital Bichat -Claude Bernard, Paris (France) suite à une fibrose pulmonaire  supportée durant plusieurs mois.

« Nous avons le regret de vous annoncer le décès de notre père ( à tous),Idir ,le samedi 2 mai à 21.30h .Repose en paix papa« , un message publié sur la page Facebook officielle de l’artiste né  le 25 octobre 1949 à Aït Lahcène, près de Tizi -Ouzou capital de la grande Kabylie. Il était chanteur, compositeur-interprète et également musicien. Il jouait de la guitare, la flûte et le darbouka.

Idir l’un des principaux ambassadeurs de la chanson kabyle dans le monde à fait des études géologiques et s’adonne à une carrière dans l’industrie pétrolière algérienne. En 1973 il a  remplacé la chanteuse Noura à pied levé sur la radio Algère à travers cette chanson « une berceuse » qu’il avait composée. Ce titre est devenu son premier succès radiophonique et a dévoilé son talent de chanteur.

En 1975, appelé par la maison de disque Pathé Marconi qui veut produire son premier Album il monte à Paris. Le titre À Vava Inouva est devenu un tube planétaire, diffusé dans 77 pays, traduit en 15 langues. Une  version française est repris par  David Hisse et Dominique Marge en 1976. La chanson kabyle, avec des voix et guitares; est vue comme une grande première des versions venus directement d’Afrique du Nord. Il affirme certaine identité, la réapparition de certaines racines enfouies dans l’histoire Algérienne.

L’artiste avait pris congé de la scène musicale pendant dix ans, mais en automne 1999; il signe son retour discographique avec l’album « Identités« , qui est un mélange de « chââbi » la musique Algéroise et de rythmes d’emprunt occidentaux. Avec son adaptation des cultures, il chantait avec des musiciens d’horizons culturels divers. Jeans Jaques Goldman à écrit les paroles sur une musique de Idir « pourquoi cette pluie, issu de son Album Deux rives, un rêve. Idir à également collaboré avec Zoho, Corneille, Yanick Noah, Gille Servat, Maxime le Forestier, Manu Chao, Geoffrey Items et l’orchestre national de Barbes pour ne citer que ceux-là.

Écrites en kabyle ou en français, ses chansons ont eu une portée universelle et se veulent mondiales. On les qualifiait souvent de musique du monde, un style de musique profond déclenchant l’émotion et la nostalgie ou bon nombre d’entre ses compositions, ont fait l’objet de reprises multiples. Auront-elles toujours une place de choix dans la programmation de certaines cérémonies importantes kabyle (et autres) même après sa mort ?

Christella FRANÇOIS

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.