Les greffiers exigent l’application de l’accord du 3 novembre 2017

L’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) et le syndicat des Greffiers d’Haïti (SYGH) exigent la pleine et entière application de l’accord du 3 novembre 2017. Pour ce faire, ils observeront un arrêt de travail allant du lundi 11 au mercredi 13 mai 2020. Si les autorités ne réagissent pas dans ce délai, ils rentreront en grève illimitée préviennent les presidents des syndicats

Les greffiers sont plus que jamais déterminés à faire respecter, cette fois, l’accord bilatéral qui a été paraphé en novembre 2017, lequel mettant fin à une longue période crise. Le président de l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH), Ainé Martin, et le  président des Syndicats des greffiers d’Haïti (SYGH),Gegory Avril, ont informé le ministre de la justice et de la sécurité publique, Lucmane Delile , via une correspondante, que les greffiers observeront un arrêt de travail à partir du lundi 11 mai 2020 , ce , pour forcer les autorités à respecter les termes de l’accord du 3 novembre 2017. Passé ce délai, les greffiers, personnalités très importantes dans le fonctionnement des tribunaux, rentreront dans une grève illimitée.

Parmi les grands points de cet accord, figurent : la formation continue des greffiers, la possibilité pour ces derniers de participer au concours pour le renouvellement des magistrats à l’école de la magistrature, augmentation du salaire des greffiers, la disponibilité de la carte de débit et de donner suite légale au document relatif au statut de ces derniers.

Ils sont très clairs. L’objectif  de cet arrêt de travail, selon les responsables, est d’exiger la pleine et entière application de l’accord entretenu entre le ministère de la justice et de la sécurité publique et le syndicat en date du 3 novembre 2017. « L’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) et le Syndicat des greffiers d’Haïti ( SYGH) s’empressent de vous informer que les greffiers des dix-huit juridictions du pays observeront du lundi 11 au mercredi 13 mai un arrêt de travail, ce, dans l’objectif d’exiger la pleine et entière application de l’accord entretenu entre le ministère de la justice et de la sécurité publique et le syndicat en date du 3 novembre 2017 » ont expliqué les présidents desdits syndicats dans leur correspondance datée du 8 mai 2020.

Il faut noter que cette bataille visant à faire respecter l’accord du 3 novembre 2017 ne date pas d’hier. Par le passé, Ainé Martin et Gregory Avril ont déjà demandé à la garde des sceaux d’alors, Jean Roody Aly de respecter les termes et les conditions de ce document dans une correspondance qui lui avait été adressée le 20 mai 2019. Mais rien n’est fait. Cette fois , vont-ils réussir ?

Jodel ALCIDOR

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