2021 ou 2022 : Jovenel Moise se positionne !


Crédit photo : Radio-canada, ca

Le ministre des Affaires étrangères a réitéré auprès des différents chefs de missions diplomatiques la volonté du président de la République d’organiser des élections devant aboutir au renouvellement du personnel politique haïtien et notamment à l’installation de son successeur à la magistrature suprême de l’Etat le 7 février 2022.Sur ce, le  chef de l’Etat a répondu clairement à tous et ceux et celles qui exigent son départ avant le 7 février 2022.

Jovenel Moise contre-attaque et tranche. Parallèlement à la propagation de l’épidémie du nouveau coronavirus, le débat sur la fin du mandat du président Jovenel Moise occupe une de choix dans les débats politiques depuis plusieurs jours. On en parle partout. D’une famille politique à l’autre, les avis sont partagés. Par le biais de son des Affaires étrangères, Claude Joseph, le chef de la diplomatie se positionne de façon très claire sur cette question de la fin de son mandant, un sujet  qui, déjà, représente une pomme de discorde au sein de la classe politique.

Pour ce qui est de la fin de son mandat, le locataire du palais national semble trancher. Le chancelier haïtien a instruit, le 26 mai 2020 les chefs des missions diplomatiques de prendre plusieurs mesures importantes en vue, dit-il, de relancer le plus tôt possible le processus électoral dans une lettre commune. Une correspondance qui pourrait, selon toute analyse, servir une réponse à tous ceux et celles qui exigent le départ du chef de l’Etat le 7 février 2021.

Clause Joseph demande, d’abord, aux représentants d’Haïti d’informer les institutions internationales ou les Etats auprès desquels ils sont accrédités de la ferme volonté du président de la République, Jovenel Moise, d’organiser des élections libres et démocratiques en vue du renouvellement des institutions étatiques haïtiennes. Alors que, le président, le 13 janvier 2020, a dit déclarer caduc le parlement haïtien, faute des élections, l’une de ses prérogatives constitutionnelles.

 Ensuite, de faire part aux institutions internationales ou aux Etats auprès desquels ils sont accrédités de la détermination du chef de l’Etat de passer le pouvoir à un autre président élu, à échéance de son mandat de cinq, le 7 février 2022 conformément à la constitution haïtienne. Par cette déclaration, le président de la République exprime clairement sa position et sa volonté d’aller jusqu’au 7 février 2022. Donc, la bataille commence.

Enfin, de prendre toutes les dispositions nécessaires visant à obtenir l’appui politique des institutions internationales ou de vos Etats accréditaires au processus de renouvellement des institutions démocratiques, précisant, par ailleurs que le développement économique et social, pour être durable, requiert une stabilité économique politique de longue durée. Il est donc important, souligne-t-il, que les partenaires et amis d’Haïti continuent d’accompagner l’effort gouvernemental de stabilisation du pays.

Dans la foulée, le ministre des Affaires étrangères, Claude Joseph a tenu à rappeler que la loi mère de la République d’Haïti limite le mandat présidentiel à cinq ans non renouvelables sans faire mention de l’article 134-2 qui stipule :l’élection présidentielle a lieu le dernier dimanche d’octobre de la cinquième année du mandat présidentiel. Le Président élu entre en fonction le 7 février suivant la date de son élection. Au cas où le scrutin ne peut pas avoir lieu avant le 7 février, le Président élu entre en fonction immédiatement après la validation du scrutin et  son mandat est censé avoir commencé 7 le février de l’année de l’élection.

 Entre-temps, la classe politique continue de réagir à ce sujet. L’ancien commissaire du gouvernement, Danton Leger, Dr Juno Felix, Kelly Bastien, Agronome Jean André Victor, le professeur Josue Merillien , Edmonde Supplice Beausile tous veulent un départ du président de la République le 7 février 2021 au petit matin .

 Jodel Alcidor

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.