Détention préventive : le CSPJ crée une commission de 3 membres pour analyser les dossiers

Le président du Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ)  a annoncé la création d’une commission de trois membres pour évaluer les dossiers relatifs à la question de la détention préventive prolongée à travers tout le pays avec un regard spécial pour le pénitencier national. 

Le CSPJ cherche des solutions. Les membres du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire (CSPJ)  vont se pencher sur la question de la détention préventive prolongée en pleine crise sanitaire. Ils veulent décongestionner les grands centres carcéraux du pays en particulier le pénitencier national où onze cas de contamination au nouveau coronavirus ont été détectés par les responsables de la Santé Publique.  En ce sens, le Président dudit Conseil, René Sylvestre, a annoncé, le mardi 26 mai 2020 la création d’une commission spéciale composée de trois membres pour étudier des dossiers liés à la problématique de la détention préventive prolongée qui gangrène  les prisons.

Composée de Chenet Jean-Baptiste, Durin Duret Junior et de Jean Robert Constant cette commission, selon maître René Sylvestre, a pour mission de colliger les informations relatives à la détention préventive dans les différents centres carcéraux du pays  pour les transférer ensuite auprès des magistrats concernés afin que ces derniers puissent, au regard de la loi, prendre des décisions. Elle doit également veiller au respect normes et à l’éthique professionnelle des magistrats de concert avec l’Office de la protection du citoyen (OPC).

Ses limites

Les commissaires ont des limites. Selon le président du CSPJ, cette commission bipartite n’a pas le pouvoir d’organiser des audiences ni de libérer des prisonniers dans le cadre de leur enquête. Toutefois, ses membres doivent être ouverts à toutes propositions venant des autres secteurs dont  les organisations des droits humains, de la société civile tout en établissant un couloir de dialogue  avec les différents secteurs que ce soit dans la capitale ou dans les villes de province, ce, pour une meilleure coordination. Ce faisant, les commissaires produiront un travail permettant aux magistrats d’aller vite et bien a souligné le président du CSPJ.

Face à l’épidémie dû au nouveau coronavirus qui ne cesse de progresser et qui a fait son entrée récemment au Pénitencier national avec  onze prisonniers infectés, le Conseil supérieur de la police judiciaire est à la recherche des solutions pour décongestionner les prisons afin d’éviter  le pire. Il faut rappeler que, le CSPJ n’est pas à son premier coup d’essai .En dépit des efforts consentis, le problème de la détention préventive prolongée reste et demeure un problème récurrent voire endémique. Cette fois, le CSPJ va-t-il réussir là où il avait échoué hier ?

Paul MARTIAL

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.