Coronavirus : des ressortissants haïtiens traversent la frontière sans aucun contrôle

Pour protéger la population contre la propagation du coronavirus, les autorités haïtiennes avaient pris de la décision de fermer les frontières. En dépit de cette mesure, plusieurs centaines de ressortissants traversent chaque jour les différents points frontières. Ils échappent au contrôle des autorités.

Des ressortissants haïtiens contournent les règles. Dans le cadre de la lutte contre l’épidémie due au nouveau coronavirus, les autorités haïtiennes ont pris de la décision de fermer tous les points frontaliers. Nonobstant cette restriction, plusieurs centaines de ressortissants haïtiens traversent quotidiennement  la frontière  sans aucun de la part des autorités. Parmi les points les plus utilisés par ses ressortissants  figurent Ouanaminthe, Belladère, Anse-à-Pitres et Belle-Anse.

Luma Demetrius sonne la sonnette d’alarme. «En difficulté dans la République voisine, plus de 500 Haïtiens traversent, chaque jour, nos différents points frontaliers a expliqué le maire principal de la commune de Ouanaminthe à l’émission fwotelide ( AlterRadio) , le jeudi 28 mai 2020. Les autorités semblent dépasser par la situation a –t-il ajouté.

 Alternatives

Pour tenter d’arrêter cette hémorragie, le magistrat de la commune frontalière conseille aux autorités de l’Etat central de créer une synergie entre les autorités sanitaires, les conseils municipaux et ceux des Conseils d’administration des sections communales.

Une parfaite imbrication

Pour atteindre le territoire national et échapper aux contrôles des agents de l’ordre les ressortissants sont en connivences avec les motards. Ils leur donnent de l’argent. Cette imbrication entre les ressortissants et les chauffeurs de taxis-motos nuit au bon fonctionnement de la frontière. Car, ils sont de plus en plus nombreux à contourner toutes les mesures barrières prises par les autorités du pays.

« La situation est très difficile en République Dominicaine actuellement, particulièrement pour les Haïtiens. Comment peut-on vivre dans un pays qui n’est pas le nôtre sans emploie et sans argent. Comment va-t-on faire pour payes les loyers, pour donner à manger à la famille ?  Personne ne peut résister. L’État Dominicain ne prend pas en compte notre situation .Donc, il faut retourner en Haïti peu importe le prix à payer a expliqué Junior Eddy Faustin qui vient à peine de quitter  le territoire voisin.

 L’État central aurait dû fermer strictement les points d’entrée à la frontière haïtiano-dominicaine, comme c’est le cas pour les voyages aériens, s’il avait voulu empêcher la pénétration de la maladie de Covid-19 sur le territoire haïtien, estime Harry Bruno, le maire principal d’Anse-à-Pitres, dans le département du Sud-Est d’Haïti (Ndlr : sur la frontière commune avec Pedernales, une ville à l’extrême Sud-Ouest de la République Dominicaine, située à l’embouchure du fleuve Pedernales), interrogé, ce jeudi 28 mai 2020, à l’émission FwoteLide .Chacun département géographique en Haïti devrait être doté des moyens de dépistage et de centres de prise en charge des patientes et patients, atteints du nouveau coronavirus a-t-il souligné .

 Paul Martial

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