Insatisfaits, les magistrats sont en grèves

credit photo: haiti24

Les juges entrent en grève. Ils réclament, cette fois, le rapatriement d’un budget de fonctionnement raisonnable au Conseil supérieur de la police judiciaire (CSPJ) et le renouvèlement du mandat des magistrats ainsi que de meilleure condition de travail.

À l’instar de plusieurs autres secteurs, l’appareil judiciaire ne déroge pas à la tradition de crise récurrente. Après l’Association nationale des greffiers haïtiens (ANAGH) et le Syndicat du greffier d’Haïti (SYGH) qui observaient un arrêt de travail du 11 au 13 mai pour exiger l’application d’un accord bilatéral, c’est autour des juges d’entrer en grève cette semaine, provoquant du coup une paralysie au sein de l’appareil judiciaire

Les revendications sont claires : le rapatriement d’un budget de fonctionnement raisonnable au Conseil supérieur de la police judiciaire (CSPJ), le renouvellement automatique du mandat des magistrats qui avaient été bénéficiés d’un avis favorable  et de meilleure condition de travail pour les magistrats de toutes juridictions du pays. Ces revendications ont été présentées lors d’une conférence de presse tenue le lundi 1er Juin par maitre  Dieunou Antoine, l’un des responsables d’un mouvement.

Les magistrats ne veulent pas lâcher prise. Ils mettent la pression en pleine crise sanitaire inouïe «À défaut de prendre en compte leur cahier revendicatif, les juges maitre Dieunou Antoine menace de rentrer dans un mouvement de greve illimitée, ce, pour forcer les autorités à entendre leurs voix.

Le président de l’Association nationale des juges de paix haïtiens, Michel Alexis, s’en prend aux autorités en exprimant la situation dans laquelle les magistrats fonctionnent au 21eme siècle .Il faut ça change, a martelé l’homme de loi, pensant que seul un mouvement de grève peut les aider à mieux faire passer leur revendication baptisée « Opération bras croisés »

Perturbé par des mouvements de grève à répétition, l’appareil n’est pas à son meilleur moment de son histoire sur la président  Jovenel Moise qui, pourtant, avait promis un changement radial au sein de ce secteur emmaillé de problème de tout genre  Après le mouvement revendicatif des Greffiers vient celui des magistrats .Un mouvement qui arrive quelques jours après la création d’une commission de trois membres créée par le Conseil supérieur de la police judiciaire (CSPJ)  ,composé de Chenet Jean-Baptiste , Durin Duret Junior et de Jean Robert Constant qui avait pour mission de colliger les informations relatives à la détention préventive dans les différents centres carcéraux du pays  pour les transférer ensuite auprès des magistrats concernés afin que ces derniers puissent, au regard de la loi, prendre des décisions. Elle doit également veiller au respect normes et à l’éthique professionnelle des magistrats de concert avec l’Office de la protection du citoyen (OPC).

Jodel ALCIDOR

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