Les policiers du groupe FANTOM 509 ont repris du service !

À l’appel de plusieurs groupes notamment  « FANTOM 509 » des centaines de personnes ont parcouru  les rues de la capitale ce dimanche pour faire passer leurs revendications. Les policiers de FANTOM 509 exigent, quant à  eux, de meilleures conditions de travail et le réajustement de la grille salariale.

La tension est montée d’un cran dans la capitale. Comme annoncé, plusieurs centaines de militants ont investi, le dimanche 7 juin 2020, les rues de la capitale haïtienne  pour exprimer leur ras bol  contre le pouvoir en place. Ils ont été accompagnés des Policiers du Groupe « FANTOM 509 » qui, de leur côté, exigeaient, entre-autres, un réajustement salarial, une meilleure condition de travail notamment en cette période de crise due au nouveau coronavirus.

Ils se sont réunis à Carrefour de l’Aéroport, rebaptisé Carrefour de la Résistance par les militants, avant de parcourir les artères de la capitale, paralysant ainsi la circulation au niveau de l’autoroute de Delmas, Lalue etc. Pour disperser la foule peu nombreuse mais très active, les agents de la Police Nationale d’Haïti (PNH) ont recouru aux gaz lacrymogènes. Mais, à chaque fois, les organisateurs ont su trouver les moyens et les ressources nécessaires pour réanimer les manifestants déterminés qui, tout au long de leur parcours, ont proféré des injures à l’endroit du Président de la République, sa femme et ses ministres de facto.

Des blessés

Au cours de ce mouvement plusieurs personnes sont sorties blessées dont deux journalistes de médias en ligne, des manifestants et des policiers faisant partie du «FANTOM 509 ». Si rien n’est fait, les organisateurs qui dressaient des barricades enflammées ont promis dans les prochains jours d’intensifier le mouvement. À noter que, les pare brises de véhicules publics qui essayent  de se faufiler dans les rues ont été brisés.

Barbecue indexé

Barbecue encore, Barbecue toujours. Depuis quelque temps, le nom de l’ex agent de la PNH résonne partout, dans le mauvais sens bien entendu. Des organisations des droits humains l’ont pointé du doigt dans plusieurs dossiers de massacres. Pour cette grande première mobilisation du mois de juin, le nom du natif de bas Delmas a été encore une fois cité comme étant un agent du pouvoir.

«Nous réclamons une meilleure condition de travail, un réajustement salarial pour que nous puissions répondre aux besoins de notre famille. Malheureusement certains de nos frères, de nos anciens frères n’ont pas compris le bien-fondé de notre demande. Ils préfèrent jouer le jeu du pouvoir en place. C’est le cas de Barbecue qui essaie par tous les moyens d’écraser dans l’œuf cette manifestation » s’indigne un policier au micro d’une station de radio de la capitale.

 Pas de bilan 

Au terme de cette mobilisation, des personnes ont pris la parole, soit pour dénoncer la brutalité dont ils sont victime soit pour lancer de nouveaux mots d’ordre. Mais, elles n’étaient  pas en mesure de dresser un bilan définitif voire partiel  de cette journée. Les organisateurs promettent dans les prochaines heures de dresser un bilan de cette journée de mobilisation.

Paul Martial

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