Des hommes ou des démons ? En persistant dans l’erreur les autorités révèlent leur nature selon l’OCNH!

Le Budget Général de la République d’Haïti Exercice 2019-2020 continue de provoquer des remous dans l’actualité. Dépendamment de leur sphère d’intervention diverses organisations de la société présentent leur lecture de la loi finance réalisée en solo par l’Exécutif. L’Organisation des Citoyens pour une Nouvelle Haïti (OCNH) a, dans une note de presse réagit sur ledit document et invite les autorités à, enfin, faire preuve de bon sens et réagit sur les fonds attribués au CEP.

 Dans une  note rendu publique, l’OCNH a reconnu avoir « pris connaissance du document intitulé Budget Général de la République d’Haïti Exercice 2019-2020. Avec des mois de retard, l’administration Moise-Jouthe a mis fin à la deuxième année fiscale avec le budget 2017-2018 reconduit. La conjoncture actuelle l’oblige, le nouveau budget a mis un accent spécial sur la lutte contre le coronavirus ». Et a présenté ses remarques sur la répartition des fonds.

Dans le communiqué portant la signature du spécialiste en droits économiques, sociaux et culturels, Me Camille Occius, il est reproché à l’Etat de ne pas refléter les engagements pris par Haïti dans le budget. « Outre le fait que ce nouveau budget, comme ses prédécesseurs d’ailleurs, n’est pas en adéquation avec les engagements pris par Haïti pour garantir à tous la jouissance des droits fondamentaux, l’OCNH regrette que le Conseil Supérieur du Pouvoir Judiciaire (CSPJ), l’Unité de Lutte contre la Corruption (ULCC), la Cour Supérieure des comptes et du Contentieux administratif (CSC/CA),  l’Inspection Générale des Finances (IGF), la Commission Nationale des Marchés Publics (CNMP) et tant d’autres institutions vitales à la concrétisation du projet d’établissement de l’Etat de Droit sur le sol natal n’aient pas à leur disposition les ressources nécessaires à la réussite de leur mission » mentionne le document.

Le Parlement n’a pas été épargné 

L’organisation de promotion et défense des droits humains n’a pas été tendre avec le pouvoir législatif. « Le Ministère de l’Environnement, l’Université d’Etat d’Haïti et tant d’autres institutions sont traités en parent pauvre alors que le Parlement malgré sa caducité est toujours budgétivore. Des politiques prenant l’Etat pour une vache à lait ont préféré grossir le nombre d’employés du Parlement au lieu de définir une politique de l’emploi. Aujourd’hui, ils ne sont plus là mais,  nous ressentons les impacts de leurs exactions » argumente-t-elle. 

Le CEP n’est pas passé inaperçu

Dans ladite note, l’OCNH n’a pas été tendre avec l’institution électorale. Selon elle, « Alors que les ressources manquent cruellement, l’organisation de promotion et défense des droits de la personne a été consternée de découvrir les objectifs du Conseil Électoral Provisoire pour l’année fiscale 2019-2020 : Assurer la mise en place des dispositifs pour la réalisation des prochaines élections  et  Améliorer la performance du CEP à travers le renforcement des capacités opérationnelles de ses structures déconcentrées. Quel CEP ? Quelles élections ? » se questionne la structure organisée.

Selon l’OCNH, la logistique pour la réalisation des élections n’est pas encore mise en place. Selon l’organisation le CEP actuel appartient au passé. « Au regard de l’article 240 du  Décret électoral de 2015, stipulant « Aux fins de la tenue des prochaines élections, les Pouvoirs Publics s’entendent de la formation d’un Conseil électoral provisoire, selon l’esprit de l’article 289 de la Constitution de 1987», le mandat du Conseil Électoral à expiré dès la fin du processus électoral. Les autorités ne sont pas arrivées à finaliser le processus devant conduire à la mise en place d’un nouveau CEP, toutefois ce fait ne légitime pas la présence de ceux qui occupent illégalement les locaux de l’institution électorale. Plus de trente ans plus tard, le Conseil Electoral Permanent n’a toujours pas été mis en place. De plus, comment parler d’élection quand la carte DERMALOG illégale fait l’objet d’une plainte déposée au Palais de Justice de Port-au-Prince par l’OCNH? L’équipe au pouvoir n’a pas voulu entendre la voix de la raison et ce choix ne fait que l’enfoncer dans l’illégalité. En conséquence, OCNH exerce toujours son rôle de vigile» lit-on dans la note.

« Reconnaître ses erreurs est humain, persister dans l’erreur est diabolique. Aux autorités de révéler leur vraie nature ! » conclut la note.

Abigaelle PIERRE

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