Grand ‘Anse : les professeurs nommés réclament leurs dus

legende :bureau du directeur départemental du ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle (MENFP), 

La ville de Jérémie s’est réveillée, ce mardi, avec un mouvement de protestation. Des centaines de professeurs nommés réclament le paiement de plusieurs mois de salaire ce qui a provoqué un mouvement de panique . Les forces de l’ordre font usage de gaz lacrymogène pour calmer les ardeurs.

La patience a ses limites .La patience des professeurs de la Grand ‘Anse qui depuis plusieurs mois occupent le bureau départemental en signe de protestation semble toucher à sa fin. Ils sont déterminés .Les nerfs sont à fleur de peau, le mardi 16 juin 2020. Une bagarre a éclaté ce matin selon les informations recueillies et la Police nationale d’Haïti a eu recours aux gaz lacrymogènes pour contrôler la situation ,provoquant une vive tension dans la ville.

«Nous sommes fatigués. Nous voulons notre argent. Nous n’avons plus de patience »  a déclaré au micro de la radio MEGA l’un des protestataires ce mardi matin lors de son intervention qui déplore ensuite le manque de volonté de ceux qui font office de dirigeant du pays et du département en particulier .Ils n’ont pas la volonté réelle de résoudre ce problème criant qui ne date pas d’hier a –t-il par ailleurs souligné.

Le directeur départemental temporise

Conscient de la situation des professeurs qui sont en grande majorie ses anciens élèves ou étudiants, le directeur départemental de la Grand ‘Anse demande aux protestataires de ne pas céder à la panique. « Les enseignants  réclament ce qui leurs dus. Ils sont dans leur droit. Cependant, il ne faut pas utiliser la violence. Après la publication du budget rectificatif 2019-2020, les employés du ministère de l’Economie et des finances travaillent d’arrache-pied pour finaliser ces dossiers informe le directeur départemental de la Grand ‘Anse qui, toutefois refuse de donner une date precise.

Les protestataires perdent confiance «Nous sommes habitués avec ce genre de déclaration fantaisiste a déclaré l’un des professeurs protestataires qui n’a pas caché sa déception et son indignation. Les autorités font peu de cas de notre situation parce que nous ne sommes pas violents a –t-il souligné. Face à la dégradation du mouvement des policiers, le premier ministre, Joseph Jouthe , avait passé des instructions formelles et en moins de 72 heures l’affaire a ete réglée . Donc, les dirigeants n’écoutent pas les gens paisibles.

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