Cap-Haitien : brouille entre les maires

De droite a gauche : Jean Claude Mondesir ( maire Titulaire ) Yvrose Pierre et Eusaie Lefranc

Au Cap-Haitien, le quartier Shadda a été le théâtre d’affrontements entre les gangs armés et les forces de l’ordre la semaine dernière. Au terme de cet affrontement meurtrier plusieurs maisonnettes ont été incendiées  puis démolies en présence des deux membres du Conseil municipal de la ville. Paradoxalement, le maire principal prend ses distances par rapport à ses opérations.

Les violons ne s’accordent pas entre les représentants de la ville  du Cap-Haitien sur la démolition  des maisons à Shadda 2 .Depuis plusieurs jours, la ville Cap-Haitien est sous les feux des projecteurs. Des unités de la Police nationale d’Haïti (PNH) avaient mené conjointement une opération dans le quartier de Shadda 1et 2 laquelle a couté la vie à plusieurs personnes dont, Larousse Joseph, un policier de la 27e promotion et qui faisait partie de l’Unité départementale de maintien d’ordre (UDMO). Cette opération visait à déloger les bandits de leur fief.

Suite à ces opérations, plusieurs dizaines de maisonnettes ont été brulées puis démolies en présence d’Yvrose Pierre et Eusaie Lefranc maires assesseurs. Contre toute attente, le maire principal de la ville, Jean-Claude Mondésir, a rejeté d’un revers de main toutes les allégations faisant croire que cette opération a été faite de concert avec la mairie du Cap-Haitien. Ce qui représente une source de dissension notoire entre les représentants de la ville à seulement quelques jours de la fin de leur mandat.

 Le premier citoyen de la métropole du Nord n’assume pas « La mairie du Cap-Haitien n’a rien à voir de près ou de loin et même de très loin avec cette opération. Je n’étais pas au courant de la destruction des maisons à Shadda 2 .Donc, je n’ai pas donné mon approbation contrairement aux informations qui circulent. Il faut que l’Etat central ouvre une enquête sur la question. Qui les finance et à quel but  a questionné le maire principal de la commune du Cap-Haitien, Jean-Clause Mondesir, le jeudi 18 juin 2020, qui refuse, sans explication aucune, de parler de ses relations avec les autres membres du Cartel.

Partira ou partira pas ?

Le mandat des collectivités territoriales est mis en débat depuis quelques jours comme celui du président. La colère gronde. Entre l’indifférence, l’insatisfaction et le scepticisme l’opinion est partagée. Questionné à ce sujet, le maire principal de la ville du Cap-Haitien esquive. Toutefois, il n’a caché sa déception, sa colère et son insatisfaction. « La déception totale. Jamais je n’aurais cru une telle chose. Je regrette infiniment de m’avoir porté candidat s’indigne le patron du Collège Jean-Claude Mondesir du Cap-Haitien. Est-ce qu’il va partir ou rester le maire principal préfère parler de son insatisfaction, mais la question reste pendante.  Cependant, son homologue de la ville de Saint-Marc, Nicolas Dorvilus , a clairement exprimé, la semaine dans une lettre adressée au ministre de l’Intérieur et des collectivités ,sa volonté de quitter au petit matin les rênes de la mairie de la commune de Saint-Marc pour avoir passé outre de ses projets phares pendant son mandat de 4 ans .

Louvencky FRANCOIS

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