Unification des gangs, l’Exécutif se lave les mains

À l’initiative de Jimmy Chérisier plusieurs chefs de file ont paraphé un accord de paix dans la troisième circonscription. Selon des organisations des droits humains dont la FJKL et le RNDDH, les chefs de gangs ont trouvé la bénédiction du pouvoir en place qui, à son tour rejette, cette accusation d’un revers de main.

Lucmane Delile et des agents de la PNH
Credit Photo: HPN

Imbroglio total. Recherché par la Police nationale d’Haïti (PNH) pour son implication présumée dans des actes de banditismes, l’ancien policier Jimmy Chérisier  est à la tête d’un mouvement dénommé G9 en famille et alliés, regroupant les chefs de gangs les plus puissants de la troisième circonscription de Port-au-Prince. Objectif : créer un climat de paix dans la 3e circonscription  et dans les zones ambiantes.

Cependant, plusieurs organisations de promotion et défense des droits humains ont exprimé leur préoccupation et leur méfiance en imputant la responsabilité aux dirigeants actuels. Une accusation que le ministre de la Justice et de la sécurité publique, Lucmane Delile, rejette. « Les allégations selon lesquelles le pouvoir serait de connivence avec les chefs de gangs regroupés au sein de G9 an Fanmi et alliés  une organisation conduite par le recherché Jimmy Chérisier alias Barbecue. C’est un amalgame, un matraquage médiatique visant à salir l’image de nos chefs » a regretté l’ancien commissaire du gouvernement de Port-au-Prince qui pour sa part accuse des personnes.

Faute à la PNH

En ce qui a trait à la libre circulation du présumé assassin de la Saline, le ministre de la Justice renvoie la balle dans le camp de la Police nationale d’Haïti (PNH). La PNH a été instruite, mais Jimmy Chérisier continuer de circuler à travers les rues de la capitale.

Abigael PIERRE

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.