Insécurité généralisée : 2682 personnes sont mortes de 2017 à 2019 selon RNDDH

Plus de deux mille six cent quatre-vingt-deux personnes sont victimes de l’insécurité généralisée qui sévit dans le pays pendant les trois dernières années selon le directeur exécutif du Réseau national de défense des droits humains (RNDDH) , Pierre Esperance.

«De 2017 à 2019, deux mille six cent quatre-vingt-deux personnes dont 775 femmes, 116 enfants sont victimes de l’insécurité généralisée, c’est , en tout cas , ce qui ressort du dernier rapport publié par le RNDDH sur la situation de terreur qui s’installe, depuis quelques semaines déjà  à Cité Soleil dont le bilan s’élève à plus de 100 morts pendant le mois de juillet dernier.

À noter que, ce lourd bilan ne prend pas en compte les personnes tuées dans les violentes manifestations  anti-pouvoir qui se sont déroulées pendant plusieurs mois  et celles qui sont victimes  des différentes massacres organisés dans la capitale et dans les zones environnantes.

Tenant compte de ce chiffre, on pourrait dire tout simplement que les trois premières années du président Jovenel Moise ne sont pas roses pour le peuple haïtien et ceci dans tous les sens notamment sur le plan de la sécurité publique. Son administration a failli battre le record du nombre de personnes victimes de l’insécurité généralisée de 1986 après le départ du dictateur de Jean-Claude Duvalier.

Quelle Haïti après le président Jovenel Moise ?

Arrivé comme un sauveur dans les élections de 2015, le président  Jovenel Moise doit partir, selon le vœu de la constitution haïtienne, d’ici quelques mois. Quel héritage lèguera-t-il au pays, aux générations futures ?

 À défaut d’apporter des solutions aux différents problèmes auxquels le pays est confronté depuis des lustres, le président Jovenel Moise ne fait qu’envenimer la situation du peuple haïtien qui cherche  désespérément depuis des décennies un dirigeant digne de son nom .

Le 7 février prochain, Moise Jovenel, laissera une Haïti avec des institutions très affaiblies, d’une force de Police divisée et sans moyen adéquat pour faire son travail, d’une administration publique branlante et surtout d’une insécurité généralisée qui fait rage.

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