Concours de plaidoirie : Stepherly Murielle Paillant, occupe la 2ème place

Stepherly Murielle Paillant, diplômée en sciences juridiques à l’université Notre Dame d’Haïti est sacrée seconde lauréate lors de la finale de la 5e édition du concours de plaidoirie tenu le vendredi 14 août dernier à la Cour de Cassation.

Ce concours organisé annuellement par le Bureau des Droits Humains en Haïti est destiné uniquement aux étudiants en droit et vise au respect des droits humains en Haïti  par l’entremise des jeunes.

Cette année, il était au nombre de 100 étudiants issus de diverses universités à participer à ce concours, un chiffre record pour l’institution. De ces 100 candidat-e-s, seulement 4 furent qualifiés pour la phase finale informe selon Mme Pauline Le Carpentier, la secrétaire du Bureau des Droits Humains.

Dans une entrevue accordée à ses collègues de  la rédaction du Courrier de la Nation (CN), le lundi 17 août 2020, Stepherly Murielle Paillant, finaliste au concours nous a conté son parcours au concours de plaidoirie.

Née à Port-au-Prince, ainée d’une famille de 3 enfants et grandi dans une famille comptable où les bilans d’ouverture, les principes comptables étaient leur crédo de midi,  Stepherly a su faire la différence dès que son choix s’est porté sur le droit après ses études classiques au collège Saint François d’Assise. Je suis tombée amoureuse du Droit après avoir visionné : « A time to kill », un film qui nous montre l’importance de l’avocat dans la société Et c’est par amour pour le droit, pour la lutte et le respect de nos droits les plus fondamentaux que j’ai participé au concours de plaidoirie du BDHH de cette année nous confie la finaliste.  

Chacune des étapes de ce concours a été un apprentissage pour moi. J’ai pu déceler mes points faibles et c’est ce qui m’a permis d’arriver en finale. L’étape la plus cruciale du concours était le second tour où l’on devrait préparer 10 sujets mais j’ai su relever le défi et plaider contre les missions de maintien de paix. Une plaidoirie que le public a apprécié nous dit la finaliste.

Pour la finale de ce concours, 4 candidats dont: Stepherly Murielle Paillant de l’université Notre Dame d’Haïti,  Caleb Lefèvre de la Faculté de Droit et des sciences économiques, Yveline Saintidor de l’UNIFA et Rose Lumane Saint-Jean de la FDSEG/CAP ont débattu sur diverses thématiques dont : La délocalisation du palais de justice de Port-au-Prince, le contrôle étatique des naissances et le régime présidentiel.

Lors de la demi-finale Saint -Jean Rose Lumane fut proclamée vainqueur face à Caleb Lefebre qui plaidait contre le contrôle étatique des naissances et Stepherly Murielle Paillant fut proclamée vainqueur  face à Yvelise Saintidor  qui plaidait pour la délocalisation du palais de justice. Selon la finaliste Stepherly, être contre la délocalisation du palais de justice c’est renforcer le pouvoir judiciaire car délocaliser une institution qui vise à rendre justice, c’est tracer une route voire même un boulevard de violation systématique de nos droits par les bandits, c’est applaudir le déni de justice sur toutes ses formes.

En plaidant pour le régime présidentiel face à Rose Lumane, la finaliste Stepherly nous certifie que le régime présidentiel est ce qu’il y a de mieux pour notre pays. Si il n’y a pas de séparation ou même indépendance des 3 pouvoirs, tout serait perdu dit-elle pour parodier Montesquieu.

 Ce fut une très belle aventure. Je ne suis peut-être pas la première lauréate mais je sais que ma voix, mes parodies et mes arguments inciteront les jeunes à se lancer dans le Droit

La communauté haïtienne n’est pas en reste. Ecrivaine, auteur du livre mon mal humain paru aux éditions Edilivre en 2020, rotaractienne, et maintenant finaliste au Concours de plaidoirie, Stepherly Murielle Paillant a plusieurs cordes à son arc.

déclare à la fin de cette entrevue : « En ces temps troublés que vit notre pays, il n’y a que le droit, le remède à tous les maux de la société haïtienne »

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