Grève des magistrats : le ministère de la Justice brandit des menaces de révocation et de transfert

Depuis le 23 novembre 2020, le fonctionnement de l’appareil judiciaire est paralysé. Des magistrats sont en grève. En lieu et place de l’application de la loi de 2007 comme le réclame les grévistes, le Ministère de la Justice a choisi de les menacer.

Vraisemblablement, le Ministère de la Justice et de la Sécurité Publique (MJSP) a défini une drôle de stratégie pour tenter de mettre fin à l’arrêt de travail des magistrats. Aucune commission de médiation n’a été mise en place. Au contraire, selon le juge Wando Saint-Villier , président de l’Association professionnelle des magistrats (APM, les magistrats font l’objet de menaces de révocation et transfert.

L’Association professionnelle des magistrats (APM) s’est montré critique face au comportement affiché par le ministère de la Justice et de la sécurité publique (MJSP). Au lieu de chercher à résoudre la crise à l’amiable, le MJSP a préféré brandir des menaces de révocation et de transfert.

«Au lieu de répondre aux revendications des magistrats qui sont, d’ailleurs justes et claires, les responsables du ministère de la Justice et de la sécurité publique (MJSP) préfèrent menacer les magistrats » a rapporté le juge Wando Saint-Villier.

Sachant que le droit de grève et de syndiquer sont garantis par la loi mère du pays, les magistrats semblent faire fi des menaces. Ils poursuivent leur mouvement visant à porter les autorités à appliquer la loi du 27 novembre 2007.

La grève se poursuit. Les tentatives de dialogue entre les deux parties ont échoué. Entre-temps, d’autres personnes en conflit avec la loi vont grossir la liste de détenus en situation, illégale, de détention préventive prolongée.

Abigaelle PIERRE

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