ANI: Le gouvernement haïtien a réagi sur le communiqué du Core group

Le chef du gouvernement haïtien, Joseph Jouthe, et le secrétaire général du conseil des ministres, Renald Libérice ont réagi, respectivement les 12 et 13 décembre 2020, sur le communiqué du Core Group et se disent prendre note d’une telle déclaration en accusant l’international comme étant partie prenante de la situation de crise actuelle du pays.

 » J’ai pris connaissance du communiqué du Core Group de ce 12 décembre. Je reste persuadé que le Core Group continuera à nous aider à réfléchir sur la manière de mettre fin aux exactions des groupes armés qui sèment l’insécurité, la terreur et le deuil dans les familles « , a tweeté le chef de la primature, Joseph Jouthe, en sollicitant le concours du Core Group en vue de mettre fin aux
bringandages des malfrats.

En signe de réaction, dans un message publié sur son compte officiel, le premier ministre ne mâche pas ses mots « Ces agissements et comportements empêchent les autorités haïtiennes de travailler pour une meilleure performance en matière de droits humains, et permettre à Haïti de jouer pleinement son rôle dans le concert des nations. » houspille le chef du gouvernement.

D’un autre côté, le secrétaire général du conseil des ministres, Renald Lubérice, incrimine le Core group qui est entre autres le maître invincible de la crise présente du pays à travers ses prescrits, ses répétitions de leçons voire ses recommandations :  » Nous avons assez vu, assez vécu. De nos « amis » nous pouvons recevoir des conseils. Mais point de leçon à recevoir. Toutes les leçons du passé ont été néfastes. Si vous en doutez encore, admirez-en les actuels résultats « , a-t-il écrit sur son compte officiel twitter.

À rappeler que le Communiqué du Core Group paru le 12 décembre a exprimé  » son inquiétude suite à la publication du Décret du 26 novembre 2020 portant Création, Organisation et Fonctionnement de l’Agence Nationale d’Intelligence (ANI) conférant aux agents de cette institution une quasi-immunité juridique, ouvrant ainsi la possibilité à des abus et du décret pour le renforcement de la sécurité publique qui étend la qualification d’« acte terroriste  » à certains faits qui n’en relèvent nullement et prévoit des peines particulièrement lourdes (de 30 à 50 ans de prison).

Eloi Michel JEAN-BAPTISTE

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