Que va-t-il se passer le 7 février 2021 ?

Il ne va rien se passer le 7 février 2021. Mais, ce ne sera pas un jour comme les autres, étant donné que ce jour correspond à l’œil du cyclone. Ce dernier est toujours calme, même quand les vents soufflent très fort autour de ce point magique. Le Président de la République partira-t-il à la fin de son mandat qui expire le 7 février 2021 ? Ce qui va se passer arrivera avant le 7 février ou après le 7 février. A défaut de boule de cristal pour prévoir l’avenir, partons de ce qui se passe aujourd’hui pour entrevoir ce qui va arriver demain.

Crédit Photo : Challenges

De deux choses, l’une : ou les groupes organisés obligent le Président à laisser le
palais national avant le 7 février ou la foule force le Président à prendre la poudre d’escampette après le 7 février. Dans le premier cas, le départ du Président se fait selon les règles de l’art, puisque la classe politique contrôle les événements. Dans le second cas, c’est la sortie violente, étant donné que depuis Gustave Lebon, la psychologie des foules nous apprend que celles-ci ne raisonnent pas. Selon Machiavel, est plus payant de commettre plusieurs crimes en un seul jour plutôt qu’un seul crime de temps en temps.


Si le Chef de l’Etat persiste à rester en place et avant et après le 7 février malgré tout ce qui se passe, qu’est-ce qui va alors se passer à nouveau ? C’est la perspective la plus sombre, étant entendu que le statu quo sera la règle, c’est-à-dire que là où tout le monde est armé, nul n’a le monopole de la violence. Dans ce cas, bonjour la guerre civile. L’instabilité politique s’installe de manière chronique. La violence politique, criminelle et sociale s’intensifie tandis que la pauvreté durable occupe le quotidien national.

Pourtant, la société haïtienne vit à l’heure des grandes opportunités, si elle s’arrange pour devenir un acteur crédible sur la scène internationale. La chance qui passe, c’est la Conférence Nationale Souveraine (CNS). La CNS se nourrit de débat et non de pensée unique. Les constructivistes de droite ou de gauche (des petits groupes qui pensent détenir la vérité) ne veulent pas de CNS. Ils préfèrent envoyer des SOS (Save Our Souls), c’est-à-dire des signaux de détresse à la communauté internationale au lieu de résoudre leurs problèmes en toute autonomie.

Organisons d’ici le 7 février la première étape de la CNS par une conférence virtuelle (Zoom Cloud Meetings). Où sont les volontaires ?

Jean André Victor

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