Multiplication des cas de kidnapping, qui va tirer son épingle de ce sordide « jeu »?

Le kindnapping en Haïti commence à s’imposer dans le train-train quotidien. Ce phenomène terrorise la population alors que les dirigeants restent dans l’indiference absolue. Pas un jour ne passe sans qu’on apprenne l’enlèvement d’un enfant, un élève, un chauffeur de bus, un médecin, un avocat, un petit marchand . Personne n’est à l’abri à l’exception des ravisseurs eux-mêmes et de ceux qui les protègent.

Crédit Photo : Haïti Progrès

Ce fléau social recrudescent, auquel on est tous exposé peut être maintenant reconnu comme un mal social qui terrorise la population. Les citoyens n’ont plus peur de ces petits voleurs en quête de leur butin, maintenant ce qui fait vider le ventre , ce sont les Nissan Patrol, les pick-up Toyota hilux, des land cruiser aux vitres teintés mêmes quand ces véhicules sont immatriculés officiel. Quand ils circulent dans les villes surtout celles de la zone métropolitaine, au moindre regard on se met en garde. Les scènes se déroulent sans embage, sous le regard indifférent des riverains qui continuent sans complexe leur activité. Mieux vaut que ce soit l’autre au lieu de moi, disent certains. On aurait dit un tournage à Holliwood, malheureusement, c’est la triste réalité d’Haiti.

Apparemment depassées par cette conjoncture terrorisante, les autorités étatiques invitent la population à la prudence afin de se protéger contre les actes de banditisme alors que certains se font enlever dans leur demeure, en allant vaquer à leurs activités du quotidien. Comment parler de prudence si on est nulle part en securité?

Le chef CSPN, Monsieur Joseph Jouthe n’a pas hesité à jeter le blâme sur les victimes du kidnapping : si tu es kidnappé, tu le merites par ton imprudence laissait entendre sa déclaration. « Pa pran woulib nan men mou n nan lari . Siw te soti san kob ou tou konnen se sou de pyew ou tap tounen » avait-il lâché sans faire preuve d’empathie. Nul besoin de dire que Monsieur le Ministre n’a fait que déclarer ce que beaucoup avaient remarqué: son incompétence. Depuis qu’il est à la tête de la Primature, il ne fait que parler dans le vide. Et, pour le reste du plaisir, Tony Mix s’en charge.
Dans beaucoup de cas de kidnapping les piétons sont les victimes, les gens qui sortent de leur activités en voiture
sont eux aussi ciblés. Toutefois, une telle déclaration du chef du CSPN confirme que le peuple haitien est livré à lui-même.

En Haiti, ce sont les victimes qui sont culpabilisés, alors que les coupables cherchent à se faire passer pour des victimes. Les manifestions pacifiques des citoyens sont violentées par les forces de l’ordre cependant, la « manifestation » du 22 janvier 2021 organisée par des chefs de gangs était hautement securisée par la Police Nationale d’Haiti. Le tableau est sombre car ceux qui sont recherchés par la Police manifestaient sous les yeux de ses agents. Des kidnappeurs qui dénoncent l’insécurité. Le comble!

Face à cette situation dessus-desssous on se pose tous les mêmes questions : A qui profite le crime en Haiti? Si le kidnapping est par sa définition le fait qui consiste à s’emparer de quelqu’un dans l’intention de l’échanger contre rançon. Les kidnappeurs haïtiens n’ont-ils pas compris la logique ? En Haiti les ravisseurs visent aussi des gens de la masse, les petits marchands, les chauffeurs de taxis, des élèves de la classe moyenne, des étudiants etc… autrement dit, des gens qui ne peuvent répondre à leur attente.

Fort de ce constat, il semble moins osé de se demander si ce phénomène de plus en plus réccurent n’est qu’une machination politique. Soit pour imposer une dictature pour la maintenance du pouvoir, soit pour chambouler le gouvernement en place. Ce n’est pas la façon de prendre le pouvoir qui compte mais la finalité de la prise du pouvoir. De cette guerre acharnée, le peuple haitien reste l’eternelle victime.

La Maria95
Une plume qui se renouvelle!

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