Opposition, je ne vous aime pas; pouvoir en place, encore moins.

Ce spectacle hideux et nauséabond que vous offrez à la face du monde ne mérite ni mon applaudissement ni ma haine. N’était ce pas les enjeux, je vous offrirais volontier mon indifférence. Mais non, le pays ne mérite pas l’indifférence. Et c’est là le problème. Le destin de tout un pays se trouve enchevêtré à l’existence d’une bande d’irresponsables, à la limite, de voyoux qui n’ont pas l’ombre du sens du bien commun, qui ne pensent qu’à leurs intérêts mesquins. Je ne veux perdre mon temps même pas à vous haïr.

De ce fait, je m’adresse de préférence à des hommes et femmes compétents et intègres qui, cependant, n’ont pas le courage de s’assumer. Quelqu’un a dit: « être Homme/Femme c’est s’assumer« . Je me demande si nous sommes encore dignes de cette valeur qu’est la responsabilité en nous réservant le droit de nous réfugier dans cette entité appelée la majorité silencieuse? Honte à nous!

Incontestablement, nous assistons au renversement des fondements de la nation, à une banalisation des valeurs et institutions qui font la grandeur de toutes les grandes nations. Nous sommes littéralement dans la crasse (voyons le Bicentenaire); nous sommes privés de tout même de l’essentiel pour exister (l’eau potable est un luxe, le carburant est disponible une fois par fois); des assassinats (où est le Bâtonnier Dorval, où est Jean Do après deux décennies d’enquête); des enlèvements; des arrestations en veux-tu en voilà (le Juge à la Cour de cassation Dabrésil); nous sommes submergés par la peur (toutes les catégories sociales comprises, notre durée de vie est de 24h renouvelables seulement); les plus vulnérables sont aux abois. Quant à nous autres, nous assistons les bras croisés à cet effondrement!


Il est écrit quelque part: « quand les fondements sont renversés, le juste que ferait-il« ? Je rappelle que notre silence n’est pas inoffensif, il profite au renversement des fondements.


Ce silence frise la répugnance.

Opposition, je ne vous aime pas; pouvoir en place, encore moins. Vous ne méritez même pas ma haine.

Mais nous autres, hommes et femmes compétents et intègres de la nation, nous ne faisons pas mieux en restant indifférents.
Il y a nécessairement quelque chose à faire.

Osons, au moins, dire non à l’inacceptable. Après on verra ce qu’on peut faire de mieux.

Me Caleb BRUTUS

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