Loisirs: le mot qui disparaît à petit feu du vocabulaire

« Dans le plus clair de mon temps je joue au football avec mes amis. » Cette portion de phrase souvent utilisée avant 2009 en Haïti se fait de plus en plus rare au fil du temps avec l’état de délabrement de la sécurité du pays. L’absence de loisirs plonge le pays dans un labyrinthe avec de graves répercussions.

Crédit Photo : villagesante.ht

Le Basket-ball des rues (quartier), le cinéma et le football pour ne citer qu’eux, constituaient des moments de détente ou de divertissement pour les jeunes. Les tournois interscolaires facilitaient les échanges et contribuaient à l’épanouissement de l’adolescent et du jeune adulte. On entendait parler peu ou presque pas de crimes passionnels dans les relations des jeunes amoureux comme fut le cas ces derniers jours. Mais où sont passés ces jeux attractifs qui rendaient le week-end déjà trop long pour retourner en classe au petit matin?

La décadence de ces activités qui avaient pourtant une incidence sur la grossesse précoce et la déviance ; a un coût. Et, pour l’éviter, l’état à travers la famille (IBESR) doit être existant ; sinon c’est toute la communauté qui paiera le verre cassé.

Généralement, les conflits entre deux jeunes d’un même quartier, s’ils n’arrivent pas à trouver un terrain d’entente, se terminent en une prise de main, en attendant que deux figures respectées viennent les séparer, et ça s’arrête là. Mais depuis un moment, avec l’oeil complice de l’état caractérisée par la passivité de la justice, les conflits sont terminés en bain de sang (arme à feu ou arme) blanche, ce qui engendrait un peu plus tard une rivalité entre deux groupes d’individus d’un même quartier. Plus tard, ces individus deviendront « chimè, gangs, bandits » jusqu’à nous donner une société totalement invivable avec la fédération des gangs.

Aujourd’hui, avec la prolifération des gangs armés matérialisée par le kidnapping au quotidien et des actes d’assassinats spectaculaires à longueur de journée, le loisir devient de plus en plus inexistant et les parents s’empressent de récupérer leurs enfants à l’école au lieu de les laisser participer à un match de volleyball ou de basket. Une situation qui génère le stress et l’anxiété.

De nos jours se divertir est le cadet des soucis de l’état haïtien et, les parents impuissants indépendamment de leur volonté, n’ont d’autre choix que d’accepter leur sort jusqu’à le Bon Dieu Haïtien comme il l’a fait pour Israël vienne libérer ce peuple en agonie.

Que la justice et la droiture règne sur Haïti avec l’aide de Dieu !

Que les méchants aillent en prison !

Seide Putnam LOUS-JEAN
putnamlouisjean@gmail.com

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