Drame à la Prison Civile de Saint-Marc : le commissaire du gouvernement, Venson François récuse le rapport de la FJKL

Le 3 septembre 2024, la Fondasyon Je Klere (FJKL) a publié un rapport troublant sur les événements survenus à la prison civile de Saint-Marc, où des révoltes de détenus ont tourné au drame. Selon la FJKL, ce qui devait être une revendication pacifique a fini dans le sang, à la suite d'une réponse jugée excessive des forces de l’ordre. Des conclusions que contestent le commissaire du gouvernement, Venson François.

Drame à la Prison Civile de Saint-Marc : le commissaire du gouvernement, Venson François récuse le rapport de la FJKL

La FJKL a rapporté que les détenus ont été rapidement enterrés après avoir été abattus, plusieurs recevant des balles à la tête. Cette allégation soulève de graves questions quant aux pratiques des autorités locales. Les enquêteurs indiquent également qu’aucun constat légal n’a été fait par le juge de paix, Fanelds Filius Michel, laissant à penser qu’il y a eu des manquements significatifs dans le protocole judiciaire. Le commissaire du gouvernement, Venson François, a avoué ne pas savoir d’où provenait l’ordre de déplacer les corps, mais les témoignages recueillis indiquent que cet ordre pourrait avoir émané de son propre bureau.

 

Face aux accusations, Me Venson François a vigoureusement contesté le rapport de la FJKL, le qualifiant de « rapport de niaiserie » et le critiquant pour son manque de rigueur méthodologique. Me François souligne les contradictions dans les affirmations de la FJKL, faisant référence aux actes de violence des détenus, tels que le fait d’avoir désarmé un agent de police et d’avoir incendié une partie des bâtiments. Ces éléments, selon lui, sont incompatibles avec une simple protestation.

 

Le rapport de la FJKL et les réponses des autorités locales illustrent une fracture profonde dans le système judiciaire et pénal d’Haïti. Les droits fondamentaux des détenus et l'éthique des actions des autorités sont au cœur des préoccupations. Ce conflit met en lumière la nécessité d'une plus grande transparence et d'un respect rigoureux des droits humains, tout en appelant les institutions compétentes à mener des enquêtes approfondies pour établir la vérité. Alors que le débat continue, il est essentiel que les voix des détenus et des avocats soient entendues afin de garantir un avenir plus juste en matière de droits humains dans le pays.

 

Source : Le Nouvelliste

 

Annie FRANÇOIS


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