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Pause prolongée au Consulat d’Haïti à Montréal : une décision qui fait débat

L’annonce de la fermeture du Consulat général d’Haïti à Montréal, du 24 décembre 2025 au 6 janvier 2026, suscite incompréhension et inquiétude au sein de la communauté haïtienne du Québec. Publié le 22 décembre 2025, le communiqué informe que les activités consulaires ne reprendront que le mercredi 7 janvier 2026, soit après près de deux semaines d’interruption complète des services.

Des cadres du Consulat Général d'Haïti à Montréal en compagnie de Monsieur Wien Weibert Arthus, Ambassadeur d'Haïti au Canada, en fin de mission, le vendredi 14 mars 2025
Pause prolongée au Consulat d’Haïti à Montréal : une décision qui fait débat

Si la période des fêtes de fin d’année est traditionnellement marquée par un ralentissement administratif, la durée exceptionnelle de cette fermeture soulève de sérieuses interrogations quant à la continuité du service public. Pour de nombreux ressortissants haïtiens, le consulat représente bien plus qu’un simple bureau administratif : il constitue le principal lien institutionnel avec l’État haïtien, notamment pour des démarches urgentes liées à l’identité, aux voyages, à l’état civil ou à des situations humanitaires sensibles.

Dans un contexte où les délais de traitement sont déjà jugés longs et parfois contraignants, une cessation totale des activités pendant près de quatorze jours apparaît difficilement compatible avec les missions fondamentales d’un poste consulaire. Pour plusieurs membres de la diaspora, cette situation risque d’aggraver des retards, de compromettre des projets personnels ou professionnels et d’accentuer un sentiment d’abandon institutionnel.

Cette décision relance également le débat sur l’adaptation des services consulaires aux réalités actuelles de la diaspora haïtienne. Alors que les communautés à l’étranger jouent un rôle majeur dans le soutien économique et social du pays, la question de la continuité du service public à l’étranger demeure cruciale.

Sans remettre en cause le droit légitime du personnel consulaire à bénéficier de congés, plusieurs observateurs estiment qu’un service minimum, notamment pour les urgences, aurait dû être assuré. Une telle mesure aurait permis de concilier les exigences administratives internes avec les besoins pressants des citoyens.

Au-delà de la simple annonce administrative, cette fermeture prolongée remet sur la table une problématique plus large : celle de la modernisation, de la disponibilité et de la responsabilité des représentations diplomatiques haïtiennes. Pour de nombreux Haïtiens du Canada, le fonctionnement du consulat ne devrait jamais connaître de « pause », car les réalités et les urgences de la diaspora, elles, ne prennent jamais de vacances.

Annie FRANÇOIS


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