À quoi sert l’ODVA si les terres irriguées sont abandonnées ?

Depuis plusieurs semaines, les habitants de diverses communes du Bas-Artibonite, livrés à eux-mêmes, manifestent pour exprimer leur colère. Ils dénoncent le laxisme du gouvernement face à l’avancée des gangs et réclament des opérations musclées dans les bastions des groupes armés « Kokorat San Ras » et « Gran Grif ».

À quoi sert l’ODVA si les terres irriguées sont abandonnées ?

Bâtiments publics incendiés, pertes en vies humaines, blocage de la route nationale, entreprises privées saccagées : malgré ce bilan alarmant, le gouvernement continue d’afficher une indifférence totale face à la situation dramatique de la population, alimentant ainsi le débat sur sa volonté réelle des dirigeants d’endiguer le phénomène de l’insécurité grandissante.

Contre toute attente, le Premier ministre a procédé, ce mercredi, à la nomination d’un nouveau directeur général à l’ODVA, alors qu’aucune mesure concrète n’a été prise pour endiguer l'insécurité et restaurer l’ordre public.

Cette décision intervient dans un contexte critique, marqué par le dysfonctionnement de presque tous les blocs de production et la paralysie quasi totale des activités agricoles dans la vallée, en raison des attaques récurrentes de groupes armés ciblant diverses localités. Ainsi, l’ODVA, dont la mission est de gérer les périmètres irrigués de la vallée, se retrouve ainsi fragilisé, voire frappé d'inutilité.

Cette nomination intempestive, a suscité de vives réactions dans le Bas-Artibonite, où les victimes se comptent désormais par milliers. Face à cette situation, une question s'impose : quelle est l'utilité d'un nouveau directeur général si les paysans, planteurs et agriculteurs sont contraints de fuir leurs maisons, laissant derrière eux leurs parcelles cultivables, véritables sources de leurs revenus depuis des décennies ?

Une chose est certaine : toute décision gouvernementale qui ne tient pas compte de la réalité sécuritaire de la vallée de l’Artibonite est vouée à l’échec. Car l’agriculture, à l’instar des autres secteurs, est tributaire de la paix et de la sécurité publique.

Que Dieu veille sur la VALLÉE !

Que Dieu protège les déplacés internes !

 

Jodel ALCIDOR, fils du terroir 

Un exilé de sa région natale 

Journaliste, psychologue et juriste


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