Une rentrée des classes aux allures de déjà-vu
Mardi 1er octobre, les élèves doivent reprendre le chemin de l’école, avec pratiquement les mêmes problèmes que l’année précédente, voire pires. L’insécurité généralisée, l’occupation de certains établissements scolaires publics par des déplacés fuyant la violence des gangs, le coût élevé de la vie, les mauvaises conditions des routes, trouées et ravinées en plein cœur de la capitale, un transport public vétuste et inadapté… Bref, les réalisations de ce gouvernement, en place depuis cinq mois, sont bien en deçà des attentes à quelques jours de la réouverture des classes.
Sans aucun doute, le gouvernement prononcera un discours d’ouverture officiel teinté de fierté et de réussite. Pourtant, derrière ces paroles se cachent des écoles publiques, dans l’Ouest comme dans l’Artibonite, abandonnées et contrôlées par des gangs, des écoles endettées et délabrées dont les infrastructures peinent à répondre aux besoins des élèves, des professeurs incompétents remplaçant les titulaires, des milliers d’enfants forcés de rejoindre les bandes armées en raison de l’absence d’une politique publique de réintégration sociale, des établissements scolaires privés où il est impératif d’acheter des matériels scolaires et didactiques à prix élevé, et bien d’autres problèmes.
Dans le traditionnel calendrier académique publié il y a quelques semaines par les autorités du Ministère de l’Éducation et de la Formation Professionnelle (MENFP), pas moins de 180 jours de classe sont prévus. À peu près la même quantité que l’année dernière, laquelle a été remplie de journées pendant lesquelles les institutions n’ont pas pu fonctionner en raison de la dégradation de la crise politique. Combien en auront-ils à la fin de l’année ?
Jodel ALCIDOR
Rédacteur en Chef
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